Comédiennes et Comédiens / Répétitions


13 Feb
13Feb

Comédiennes et Comédiens

Celui, celle qui exerce la profession d’acteur ou actrice, (de comédien, ou de comédienne) ; celui, celle qui participe à un acte, Ils sont chargés de jouer la pièce selon leur rôle, suivant les indications données par le metteur en scène aussi bien pour le théâtre que la télévision, le cinéma et la radio. Aujourd'hui, l'usage tend à réserver le terme « acteur » aux interprètes de cinéma et le terme « comédien » aux interprètes de théâtre. ‘Celui, ou celle, qui représente sur un théâtre un personnage d’une œuvre dramatique.... En Grèce, les acteurs étaient admis aux plus hautes fonctions et très considérés ; à Rome, au contraire, celui qui montait sur un théâtre perdait ses droits de citoyen et était en quelque sorte entaché d’infamie. Dans le monde on se sert indistinctement des mots acteur et comédien. C’est à tort, car il y a une énorme différence entre les deux, et tout autant qu’entre apprenti et ouvrier. Tout comédien est acteur ; mais tout acteur n’est pas comédien. L’acteur n’est souvent propre qu’à un rôle ; le comédien peut les jouer tous avec la même perfection, à quelques nuances près.’ (La langue théâtrale. Alfred Bouchard. 1878.) Synonyme : Artiste. Comédien. Interprète. Le doyen : C'est l'acteur le plus ancien dans la troupe (mais pas forcément le plus vieux). Il doit (obligatoirement) faire partie du comité d'administration. C'est le remplaçant de l'administrateur, en cas d'absence. Acteur-guitare : Acteur qui ne varie pas assez ses effets et n’obtient d’applaudissement que dans certains rôles larmoyants, par exemple Bouffé et Madame Rose Chéri. Argot des coulisses. (Dictionnaire de la langue verte. Alfred Delvau. 1883) ‘’Un acteur a parfois besoin d'être inventé par les autres.’’ Simone Signoret


La rampe


Le théâtre français

Actualités n°571 : Le théâtre français réduit, par suite de la disette des reines de tragédie... Daumier, Honoré , Dessinateur Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Messieurs, 

Messieurs, l’auteur de la pièce que nous avons eu l’honneur de jouer devant vous désire garder l’anonyme Grandville , Dessinateur Julien, Bernard-Romain , Dessinateur-lithographe Imprimerie Becquet , Imprimeur Aubert , Editeur En 1833 Maison de Balzac


Fariboles

FARIBOLES 2 [planche 89] Beaumont, Charles-Edouard de , Dessinateur-lithographe Martinet, Aaron , Editeur Destouches, Pierre Louis Hippolyte , Imprimeur-lithographe En 1855 Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Déesse mais pas fière


Accessoire

Au théâtre, tout ce qui ne rentre pas dans la catégorie du décor ni dans celle du costume fait partie des accessoires. Dans cette catégorie, qui regroupe « tout ce qui concourt à l'illusion théâtrale », on retrouve donc non seulement les objets nécessaires à la représentation, mais aussi des personnages, des rôles minuscules, classés au dernier rang des figurants, en dessous des utilités. C'est dans ce groupe que se recrutent les personnes apparaissant dans la distribution, sans qu'elles soient nommées individuellement, ni même que leur nombre soit précisé, ce qui les différencie des utilités. Muet, l'accessoire fait partie de la mise en scène.

Amoureux et amoureuse

Personnage qui aime et qui peut aussi être aimé. Les obstacles que ces personnages rencontrent sont des conséquences de l'action principale ou des prétextes à son développement. Selon l'importance des rôles, une gradation peut-être précisée par premier, deuxième et troisième amoureux(se). Le « premier amoureux » est généralement appelé « jeune premier » (sous-entendu amoureux), et la « première amoureuse » la « jeune première ». Il s'agit alors de personnages de premier plan. L'emploi de « second(e) amoureux(se) » revient à des personnages moins importants. Dans un certain nombre de pièces, on trouve à la fois un premier et un second amoureux

Barbon

Rôle de vieillard ridicule ou odieux, qui oublie son âge ou le redoute et qui désire, légitimement ou pas, une jeune fille malgré les avis contraires. Cet emploi entre dans la catégorie des rôles à manteau, qui comprend aussi les grimes et les financiers. Chez Molière, cet emploi fréquent requiert en général un premier rôle, vu l'importance centrale du personnage

Comique

Cet emploi parle de lui-même, et n'a pas besoin d'être caractérisé. Mais, même s'il se subdivise en « premier comique » et en « second comique », cet emploi ne comprend pas tous les rôles masculins comiques. Les rôles dits marqués, c'est-à-dire représentant des personnages plus ou moins âgés, n'en font pas partie et forment une classe à part, comprenant les financiers, les grimes, les ganaches et les pères nobles.

Confident et confidente

Personnage généralement subalterne de la tragédie, qui a pour rôle d'écouter les confidences des principaux personnages, afin que les spectateurs soient tenus au courant d'une situation qu'ils n'ont pas vue, ou afin qu'ils apprennent les intentions du héros. La présence d'un confident évite les monologues trop longs et les situations fausses où l'acteur donne l'impression de s'adresser directement au public. Selon l'importance du rôle, cet emploi se décline en « confident » et en « grand confident »

Coquette et grande coquette

Rôle de femme qui cherche à séduire, pour quelque raison que ce soit, sans aimer en retour.

Duègne

Rôle de vieille femme. Le rôle, comme le nom, vient du théâtre espagnol, de dueña (propriétaire). Il s'agissait à l'origine de gouvernantes de bonne maison, dont les auteurs exagéraient le côté comique. Dans le répertoire français, il s'agit de vieilles femmes ou de vieilles filles ridicules. À la période classique, jusqu'à la mort de Molière, cet emploi était tenu par des hommes. Les duègnes comiques sont appelées parfois des « caricatures » ou des « thierrets », du nom de Félicia Thierret.

Façonnière

Rôle d'une femme prude et précieuse, « femme qui fait des façons ».

Financier

À l'origine, c'est un rôle compris entre les pères nobles et les grimes. Il n'est pas tenu à la dignité des premiers, et ne tombe pas dans le bas comique et la caricature des seconds. C'est un rôle où il faut montrer une bonhomie vive et gaie, pleine de franchise et de rondeur. Cet emploi appartient à la catégorie des rôles « à manteau ».

Grime et ganache

Rôle de vieillard, tombant souvent dans la charge et la caricature. Il exige que l'acteur se donne une apparence cassée, des rides et des cheveux blancs ; en un mot qu'il se grime, d'où le nom. À la différence du barbon, le grime ne convoite pas une jeune fille. Le ganache, qui entre dans l'emploi des grimes, est un vieillard ridicule et burlesque. Le comique, cruel, vient de l'aspect décrépit ou des idées ridicules du personnage.

Ingénue ou ingénuité

L'ingénue ou l'ingénuité est une amoureuse, dont le cœur s'ouvre à peine aux émotions et aux accents de la passion, et qui conserve la candeur et l'innocence la plus pure.

Jeune premier et jeune première

À l'origine, « jeune premier » et « jeune première » désignaient les jeunes « premiers amoureux » et jeunes « premières amoureuses », l'adjectif « jeune » s'appliquant bien sûr à l'âge du personnage, et non à celui de l'acteur ou de l'actrice.

Marquis

Personnage comique, fat, niais et suffisant, créé par Molière

Mère noble

Rôle de femme âgée et de condition élevée, sérieuse et digne.

Paysan

Rôle subalterne, à accents ou à patois, incarnant un homme simple, crédule, plein de bons sentiments, qui se laisse généralement berner, mais qui est parfois capable de rouerie, se rapprochant alors du rôle du valet. Tout dépend là encore de l'importance du rôle : Sganarelle du Médecin malgré lui est un paysan, mais son emploi est celui d'un premier rôle.

Père noble

Rôle secondaire d'homme mûr qui, sans exclure le comique, requiert de la gravité, de l'onction, un maintien noble, une belle prestance et un ton qui inspire le respect.

Premier rôle

Rôle d'une extrême importance, qui exige de celui ou celle qui le remplit, en plus des qualités de comédien proprement dit, l'étoffe, l'ampleur et l'autorité. Les premiers rôles sont d'un caractère sérieux, souvent dramatiques, parfois très pathétiques, et ils ne peuvent être tenus que par des artistes exercés, instruits par l'expérience, et rompus à toutes les difficultés du métier

Raisonneur

Personnage sérieux, parfois austère, qui discute et qui fait de la morale. Dans le théâtre de Molière, où on le rencontre souvent, il représente le bon sens, tentant de ramener à la raison le personnage extravagant. L'acteur doit avoir un air posé, beaucoup de correction et de dignité, et posséder « un ton de voix naturel et gesticuler le moins possible ». Cet emploi entre dans la catégorie des troisièmes rôles.

Roi et princesse

Le roi de tragédie se doit d'être solennel, grave, de posséder une voix tonnante, le geste sobre et majestueux. Dans L'Impromptu de Versailles, Molière se moque de l'apparence physique communément réservée à cet emploi : « Qui ? Ce jeune homme bien fait ? Vous moquez-vous ? Il faut un roi qui soit gros et gras comme quatre ; un roi, morbleu ! qui soit entripaillé comme il faut ; un roi d'une vaste circonférence, et qui puisse remplir un trône de belle manière. » Les princesses se subdivisent en « jeunes princesses », équivalent aux « jeunes premières », et en « grandes princesses », assimilées ensuite aux « jeunes premiers rôles ».

Rôle à corset

Cet emploi, propre à l'opéra-comique, est un rôle de paysanne amoureuse et naïve. Il est désigné ainsi parce qu'il se joue en jupon et en corset.

Rôle à livrée

Cette dénomination vient autant du costume porté par l'acteur que du caractère des personnages représentés. Dans cette catégorie, on rangeait toute une classe de rôles appartenant à l'emploi des comiques. Elle se divisait en « petite livrée » et « grande livrée ». Dans le répertoire classique, la « grande livrée » formait la partie la plus importante de l'emploi des premiers comiques. Aussi brillant que difficile, cet emploi était le but de toutes les ambitions des artistes doués sous ce rapport. « Revêtir la grande livrée », c'était prendre possession des premiers grands rôles comiques. Il exigeait de l'intelligence, une grande souplesse de jeu et de physionomie, du mordant, de la vivacité, et, parfois même, de la profondeur. La « petite livrée » entrait dans l'emploi des seconds comiques.

Rôle à manteau

On désigne par ce terme toute une classe de rôles masculins, comprenant des personnages d'un certain âge et exigeant une certaine représentation, qu'ils soient comiques ou sérieux. Cette appellation, qui recouvre les emplois de premier comique, de financier, de grime et de barbon, vient du manteau qui les caractérisait à l'origine. Voir les descriptions de ces emplois.

Rôle travesti

Ce sont des rôles qui représentent des personnages d'hommes joués par des femmes, ou des personnages de femmes joués par des hommes.

Second rôle

Selon Arthur Pougin, les seconds rôles forment une catégorie assez mal définie, ne constituant pas un emploi distinct et déterminé. « On les qualifie de "rôles de convenance", faute d'une appellation meilleure et plus précise. Ce sont généralement des rôles sérieux, qui exigent de la tenue et une certaine autorité. » C'est un des rares emplois conservés de nos jours. Mais il reste général et peu précis, désignant essentiellement l'importance du rôle, sans en indiquer le contenu.

Soubrette et servante

La soubrette est un rôle de femme jeune et comique

Troisième rôle

Selon Arthur Pougin, les troisièmes rôles forment un emploi masculin difficile, qui réclame beaucoup d'habileté de la part du comédien, qui doit sauver le côté odieux du personnage. Ces rôles regroupent en effet les « traîtres » des mélodrames, et les « tyrans » des drames. « Les bâtards enragés, les impitoyables usuriers, les assassins philosophes, les amants convulsionnaires, les tyrans philanthropes, les bourreaux humanitaires, les méphistophéliques génies méconnus ou incompris, […] voilà les personnages, que [l'acteur] doit caractériser. » Il va alors passer son temps à outrager la morale, à transgresser les lois, à faire des faux témoignages, à dérober des papiers de famille, à persécuter l'innocence, à martyriser la vertu, à tramer des complots odieux, à endosser enfin toutes les astucieuses et lugubres turpitudes des mélos galvaniques et démoniaques.

Utilité

Rôle tout à fait subalterne. C'est le premier rang des figurants. On distingue pourtant parfois entre « utilité » et « petite utilité », selon le peu qu'il y a à faire. Ces personnes ont pour rôle d'approcher un fauteuil ou un guéridon, parfois de dire une phrase ou d'annoncer un visiteur. Grande utilité ; jouer les utilités ; faire les utilités Petit rôle au théâtre, de domestique, de valet, de garde, tous les personnages sans importance, petit rôle avec responsabilité dans l'action, acteur qui les joue, figurant ; compléter un quadrille.

Valet

Cet emploi appartient à la catégorie plus générale des « rôles à livrée » L'emploi de valet, compte tenu de l'importance et du caractère particulier du rôle, réclame des comédiens expérimentés et rompus à leur métier.


Références : Wikipédia / Universalis / Cosmovisions

13Feb
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