Sur scène


13 Feb
13Feb

Un acteur égorgé sur scène - 1910

Extrait du Petit Journal Illustré – Dimanche 23 Octobre 1910 – Un acteur égorgé sur scène :« Un effroyable drame s’est déroulé, ces jours derniers au théâtre Actualidades de Carthagène. Un comédien estimé du public, Antonio Gonzalez, venait d’apprendre par le directeur du théâtre, M. Salvador Sorel, que celui-ci était décidé à se passer de ses services. Pendant que M. Sorel se trouvait en scène, car il est également comédien, Gonzalez se précipita sur lui, armé d’un rasoir, et lui trancha la gorge, au grand effroi du public qui, pris de panique, se rua vers toutes les portes. Gonzalez a été arrêté séance tenante. »


Arrêté en sergent de ville !

Une curieuse arrestation s’est produite il y a quelques jours aux Bouffes-du-Nord, où l’on joue en ce moment la Goualeuse. La police recherchait un certain bandit terrorisant son quartier avec l’aide d’une poignée de vauriens de son espèce. On la mit sur la trace, on lui apprit que l’homme figurait le soir au théâtre ; je crois même qu’il était chef de de la figuration : on peut imaginer la façon dont il recrutait son personnel. Toujours est-il qu’un beau soir les agents se présentèrent au théâtre et empoignèrent leur individu qui – piquante ironie – portait précisément l’uniforme d’un sergent de ville dont il jouait le rôle dans la pièce.


Changement

Enlèvement d'un décor et mise en place du suivant par les machinistes pendant une représentation. ‘C’est toujours un attrayant spectacle pour l’œil, qu’un changement à vue, soit de décors, soit de costumes. La rapidité en faisant généralement la beauté, il faut que les machinistes soient à leur poste et que tout soit bien équipé avant. Au signal convenu, les treuils et les contrepoids font leur office : un trapillon engloutit une feuille de décor tandis que son voisin en fait surgir une autre ; les plafonds, les rideaux, les bandes d’air s’envolent et disparaissent dans les cintres, tandis que ce qui doit les remplacer descend. Tout cela se fait en un tour de roue. ... Les changements de costumes se font toujours par des trapillons et à la main. Le costume qui doit disparaître ne forme jamais que deux morceaux, rattachés par un lacet, avec rosette en haut que défait l’acteur au moment voulu, et un anneau en bas qui est saisi par la main du costumier placé au trapillon.’ (La langue théâtrale. Alfred Bouchard. 1878) Changement à vue : Changement du décor à la vue du public par les machinistes (sans que soit baissé le rideau). (Ce qui vaut aux machinistes une prime dite "prime de feu"). Changement au noir : Changement de décor exécuté dans le noir. Les machinistes, habillés en noir, sont en coulisses quelques minutes avant le changement, ils habituent leur vue au noir et quand la lumière s'éteint ils interviennent sur scène alors que les spectateurs sont encore éblouis. Changement précipité : Changement de décor exécuté le plus rapidement possible.


Changement de costume instantané


Choriste hypnotisée sur la scène

Il est des acteurs qui obtiennent des effets de scène inattendus et bien supérieurs à ce qu’ils ambitionnent. Voyez plutôt ce qui vient de se passer dans le théâtre de Reims. On jouait une pantomime à grand spectacle, le Petit Chaperon Rouge. Un hypnotiseur simulé, sans aucune prétention d’ailleurs, exécutait, pour amuser le public, des passes magnétiques. Et toute la salle s’intéressait à la parodie fort adroitement exécutée de certaines expériences connues. Tout à coup, une jeune artiste qui était en scène, Mlle Marie Châtel, âgée de dix-neuf ans, tomba en catalepsie, raide comme une barre, elle tomba dans les bras d’une actrice placée à côté d’elle. Sans le vouloir, l’hypnotiseur pour rire l’avait endormie pour de bon. On juge de l’émoi du public. On raconte que malgré les soins très énergiques d’un médecin expérimenté, appelé aussitôt par le directeur du théâtre, on ne put arriver à réveiller la jeune artiste avant quatre heures du matin. Il est fort admissible que Mlle Châtel se soit endormie sous une influence d’auto-suggestion, c’est à dire s’hypnotisant elle-même et non par la volonté du faux magnétiseur. Le cas, est, en tout cas, très rare, unique peut-être, et trop curieux pour ne pas être signalé.

Illustration : Le Petit Journal - 14 décembre 1902


Douche imprévue

Une douche imprévue Le Petit journal – 23 février 1930 « Au beau milieu d’un opéra, les réservoirs d’eau déversent leurs cataractes sur les acteurs »        Un incident inattendu et certes non prévu par l’auteur dans la distribution des jeux de scène, est venu interrompre, la semaine passée, à l’Opéra, la représentation, très parisienne, des ‘Huguenots’. Alors que Raoul d’une voix puissante venait de chanter son grand air et que sur le plateau, huguenots et catholiques formait un groupe imposant de choristes et figurants, une trombe d’eau s’abattit sur leurs épaules… Ce fut alors la fuite précipitée, tandis que tombait le rideau sur l’acte inachevé. On eut alors l’explication de l’incident. Beaucoup de théâtres possèdent outre le grand secours en cas d’incendies, des réservoirs qui installés dans les cintres, permettent d’inonder la scène et ses dépendances en cas de sinistre … Une fuite s’était manifestée à l’un de ces réservoirs et l’eau trouvant libre passage, avait inondé acteurs et décors.         Dix minutes suffirent pour endiguer la cataracte, et de nouveau le ‘bel canto’ du ténor et de sa soprano, empoigna les spectateurs présents… Mais voilà qui prouvera qu’aucun incendie ne viendra détériorer la gigantesque scène de notre Académie Nationale de Musique.      


Duel mortel sur scène

Duel mortel sur la scène d’un théâtre Au 3 ième acte de ‘Carmen’ don José et Escamillo se battent au couteau. C’est dans un théâtre espagnol, à Arganesilla de Alba (province de Ciudad Real), que cette scène tragique s’est déroulée. Depuis longtemps, deux artistes de la troupe, le ténor et le baryton se détestaient, une rivalité amoureuse était la cause de cette haine réciproque. Or, on sait combien sont ardentes des haines de théâtre, exaspérées, encore par les vanités inhérentes à la profession. Les deux hommes, estimant d’un commun accord que l’un deux était de trop sur la terre, avaient décidé de se battre à mort, mais pour ne pas interrompre le cours de la saison théâtrale, ils avaient convenu d’attendre le soir de la dernière représentation. Celle-ci avait lieu ces jours derniers, on jouait Carmen, une pièce dont le sujet semblait être le reflet de leur rivalité, et qui paraissait fait tout exprès pour en justifier le dramatique épilogue. Au moment où Escamillo, au 3ième acte, est sur le point d’entrer dans la plazza, et qu’il chante à Carmen la phrase célèbre ‘si tu m’aimes, Carmen, tu pourras tout à l’heure être fière de moi’, les spectateurs ébahis, virent tout à coup don José se précipiter sur lui, une navaja à la main. Escamillo tira de sa ceinture une arme pareille. Le combat fut bref, le ténor frappé au cœur roula mort aux pieds de son rival.

Illustration : Le Petit Journal - 6 avril 1913


Lion - Scène tragique dans un théâtre 

Scène tragique dans un théâtre Supplément illustré du Petit Journal 29 mai 1910 Un lion apprivoisé saute sur le public et emporte un enfant Une scène d’horreur s’est déroulée, ces jours derniers, dans un théâtre de Céveland (Tennessee). Sur la scène, un lion apprivoisé faisait des exercices, lorsqu’il sauta tout à coup dans la salle. Arrachant un petit enfant des bras de sa mère terrifiée, il l’emporta dans sa gueule sur la scène. Les spectateurs, épouvantés, jetèrent à l’animal tout ce qu’ils avaient sous la main pour lui faire lâcher prise ; mais celui-ci aurait fini par dévorer sa proie, si le dompteur,’avait réussi à le faire rentrer dans sa cage. L’enfant a été très grièvement blessé.


Orchestre de théâtre

Un orchestre de théâtre, pendant le dialogue. / N°8. Bouchot, Frédéric , Dessinateur-lithographe Aubert (Imprimeur, lithographe, éditeur) , Imprimeur-lithographe Aubert (Imprimeur, lithographe, éditeur) , Editeur Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Quittes pour la peur

‘Quittes pour la peur’ Le Petit Journal Illustré – 27 mai 1928 Dans un music-hall parisien, le machiniste Félix Piorato s’était hissé au somment du cintre qui surplombe la scène de l’établissement, pour accrocher une toile de fond, quand, par suite d’un faux mouvement, il chancela et tomba dans le vide d’une hauteur de huit mètres. Le machiniste alla s’abattre sur un pompier de service, M Jean Leclerc, de la caserne Carpeaux. Les deux hommes roulèrent sur le sol et, sous les yeux des personnes qui avaient assisté avec effroi à l’accident … se relevèrent sans aucune blessure.


Répétition sur la scène

Le Panorama La Danse – l’Opéra - Paris s'amuse n° 6 - 1897


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