13 Feb
13Feb

Portrait d’Alphonsine dite Marie Duplessis (la Dame aux Camélias)

Portrait d’Alphonsine dite Marie Duplessis (la Dame aux Camélias), assise au balcon d'un théâtre, 1845 Roqueplan, Camille Joseph Etienne , Dessinateur En 1845 Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Banquet des dames dans la salle de spectacle des Tuileries 

Le Banquet des dames dans la salle de spectacle des Tuileries (1835). Viollet-Le-Duc, Eugène Emmanuel, Peintre. En 1835. Musée Carnavalet.


Un boeuf au théâtre

Un bœuf au théâtre - 1897 Extrait du Petit Journal – Supplément Illustré – Dimanche 15 août 1897 : « Ce bœuf assurément aimait bien fort la musique, mais il aurait pu se manifester son dilettantisme de moins brutale façon. C’était le soir, à Villefrance-de-Lauraguais, non loin de Toulouse, au théâtre : un bœuf, un vrai bœuf est tout à coup, pendant la représentation, entré dans la salle. Comme on ne lui fit peut-être point l’accueil auquel il croyait avoir droit, comme l’on ne serrait point pour lui faire place, il se mit à bousculer les banquettes, puis enfin le spectacle ne lui plaisant pas il fonça sur la scène où finalement il s’affala…. Qu’on ne me dise pas qu’il s’est glissé parmi les spectateurs au moment de la cohue de l’ouverture des bureaux, qu’on ne me dise pas, je ne le croirais pas, et me voilà forcé de conclure qu’au théâtre de Villefranche-de-Lauraguais le contrôle est bien mal fait. »


Dans la salle

La première d'Hernani. Avant la bataille Besnard, Albert (Paul Albert Besnard, dit) , Peintre En 1903 Maison de Victor Hugo - Hauteville House


La dynamite au théâtre de Barcelone

1893 - Espagne - Barcelone - Le Liceo - La dynamite au théâtre de Barcelone Attentat anarchiste, en 1893, transforme en cauchemar la soirée inaugurant la saison lyrique du Liceo de Barcelone. Deux bombes lancées du paradis au deuxième acte de Guillaume Tell font 20 morts et 80 blessés.


En salle

Actualités. 577 . Au théâtre Français. - Voyons, mon ami..., allons nous-en ! .... je t'assure que L'OEDIPE-ROI est fini!...... Daumier, Honoré , Dessinateur-lithographe Martinet (imprimeur-libraire) , Editeur Destouches, Pierre Louis Hippolyte , Imprimeur-lithographe 8-11-1858 Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Un étrange accident

Un étrange accident - 1911 Extrait du Petit Journal – Dimanche 2 avril 1911 – Étrange accident –A l’Ambigu, un spectateur de l’amphithéâtre est tombé sur les fauteuils d’orchestre ; « Un accident, heureusement rare, et dont les conséquences n’ont pas été aussi graves qu’elles semblaient devoir l’être, s ‘est produit au théâtre de l’Ambigu, pendant un entracte de la représentation du Roi Soleil. Un spectateur de l’amphithéâtre est tombé accidentellement, du haut du poulailler, sur une spectatrice, placée aux fauteuils d’orchestre. Celle-ci, par une chance vraiment extraordinaire, n’a reçu que quelques contusions. Voici les circonstances de l’accident : Le jeune homme qui, pour causer avec quelques amis placés derrière lui, s’était retourné et s’était appuyé à la balustrade, a fait un faux mouvement et, perdant l’équilibre, a été lancé dans le vide. On juge l’émotion intense causée dans la salle, lorsque, après une chute d’une vingtaine de mètres, le malheureux est venu s’abattre dans les rangs de l’orchestre. Quand on le releva, on constata que le jeune homme, qui avait perdu connaissance, avait une fracture de la cuisse droite. Après avoir reçu les soins du médecin de service, le blessé a été transporté à l’hôpital Saint-Louis. »


Fauteuil

Le fauteuil, dans les théâtres, est d’invention assez récente, et son usage ne remonte guère à plus d’une trentaine d’années (1850). Auparavant, les banquettes étaient simplement divisées en stalles, comme le sont celles de nos omnibus. On est incomparablement mieux assis et plus à son aise dans les fauteuils d’aujourd’hui, mais il n’est pas inutile d’ajouter qu’en revanche les places sont incomparablement plus chères. Il n’y a de fauteuils qu’à l’orchestre et au balcon ou à l’amphithéâtre des premières. Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie.

Les sièges n’ont pas toujours été rouges ! Dans les salles, qui étaient souvent des théâtres officiels, on trouvait du bleu, parce qu’on devait voir la couleur du roi. On disait également que le bleu mettait en valeur les toilettes et la peau des femmes qui reposaient leurs bras sur les accoudoirs. Après la Révolution française, le rouge s’installe progressivement dans les salles de spectacle En 1798, on rénove le théâtre de Richelieu (qui allait devenir La comédie française un an après). Pour la première fois, les sièges et la décoration sont dominés par le rouge et l’or. Ce changement est très critiqué à l’époque. Il faut savoir que jusqu’à la fin du XIXe siècle, la salle est allumée pendant le spectacle. On voit aussi bien les spectateurs que les acteurs. Cette couleur rouge va permettre de mieux contraster, de mettre plus en valeur la salle de théâtre.


La bataille d'Hernani

25 février 1830 : La première d'Hernani tourne à la baston littéraire ! Le jeune Victor Hugo savait pertinemment que son texte allait faire scandale. Non pas à cause du thème. Hernani, c’est un drame historique à la cour d’Espagne ; dans le fond, rien de très subversif. Mais la forme, en revanche, est révolutionnaire : la pièce brise tous les principes du théâtre classique. Ce soir-là, le spectacle aura donc lieu sur scène de la Comédie-Française, mais aussi dans le public, où vont s’affronter les partisans du respect de la tradition et les amis qu’Hugo a convoqué pour faire la claque…

Grandville / Gravure / 1830 La bataille d'Hernani


La famille Durand au théâtre

La famille Durand - Vers 1910
Phototypie A. Bergeret et Cie, Nancy Série de 6 cartes : 1 - Un passage triste. 2 - Pendant l'entr'acte . 3 - Pendant le ballet . 4 - Un passage gay 5.  - L'Enthousiasme 6 . - Un passage tragique


Le lustre

Placé sous le plafond et dans le centre même du vaisseau, le lustre, on le sait, est le principal appareil d’éclairage d’une salle de spectacle.  Autrefois, certaines salles en possédaient plusieurs, de petites dimensions ; aujourd’hui on se borne à peu près partout à un lustre unique et d’une grande puissance éclairante. L’emploi du lustre a été souvent l’objet de certaines critiques, qui n’étaient pas toutes sans fondement.  M. Charles Garnier, l’habile architecte de l’Opéra, prit un jour sa défense avec une éloquence véritable, et traça ce qu’on pourrait appeler 1'éloge du lustre.   Le morceau est joli, et vaut d’être reproduit : ‘Arrivons donc à ce lustre que je soutiens et que j’aime ; la besogne est facile, car je n’ai pas à décrire un objet que tout le monde connait ; je veux seulement combattre les reproches qui lui sont faits et que j’ai déjà indiqués :  celui de gêner les spectateurs des quatrièmes loges.  Et celui de masquer une partie de la voute de la salle. J’accorde très bien quo dans plusieurs théâtres le lustre gêne la vue de quelques spectateurs ; mais cet inconvénient tient bien plutôt à la salle qu’au lustre tel qu’il devait être.  Si, comme à l’Opéra actuel et dans quelques autres théâtres, la salle, au lieu d’être terminée par un plafond, l’était par une voute ou voussure, la place serait suffisante pour pouvoir placer le lustre assez haut, et, pour qu’il ne gênât pas les quatrièmes loges ou les cintres, il suffirait de donner à ce lustre plus de développement en largeur et moins en hauteur, pour concourir au même résultat éclairant.  Si les lustres sont petits et mesquins et qu’il faille les descendre assez bas pour bien éclairer la salle, n’accusez pas le système général, mais bien l’engin particulier.  Si le plafond commence tout de suite au-dessus des spectateurs des rangs du haut et que le lustre doive par suite être placé au niveau des troisièmes loges, accusez la forme de la salle, mais non pas le foyer central.  Si le lustre est dessiné en forme de poire longue, accusez, cette forme mal venue et illogique, mais absolvez le lustre large et peu élevé. Rendez-vous bien compte d’où vient l’obstacle, demandez-vous   comment on peut le supprimer, et vous verrez bientôt qu’au lieu de subir une condamnation banale, il ne s’agit que de faire une étude facile sur la composition de la salle, sur les dimensions du lustre, sur la hauteur de son point de suspension, et que l’inconvénient signalé disparaîtra bientôt… Les reproches faits au lustre sont donc mal fondés ; il est toujours possible d’atténuer et même d’éviter les inconvénients qu’on signale, il est impossible de remplacer ce charmant foyer lumineux. Qui pourrait donner à la salle cette joyeuse animation, si ce n’est cette lumière directe et visible, qui se joue dont les contours et accuse les saillies ?  Qui pourrait, si ce n’est le lustre, donner cette variété de formes dans la disposition des flammes, ces points lumineux groupés et étages, ces tons fauves de l’or piquetés de points brillants, et ces reflets cristallins ?  Tout se tient, tout s’enchaîne ; c’est une gerbe de feu, de diamants et de lueurs   dont la forme gracieuse, la ceinture miroitante est le complément indispensable de toute salle de fête.’ N'avais-je point raison ?  Et, pour   bien plus vivant qu’académique n’est-ce point là un véritable éloge du lustre’ Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie.

Gustave Klimt (1862-1918) Spectateurs de l'ancien Burgtheater de Vienne 1888


Paradis

C’est l’aréopage du peuple. C’est de sa chaise curule placée à la hauteur du lustre, qu’il prononce son verdict avec plus ou moins éloquence et d’urbanité. Il n’y a pas de succès au boulevard, quand, en termes de coulisses, les petites places ne donnent pas. C’est le paradis qui donne la longévité à un drame. Quand le spectateur en veste adopte un ouvrage, il revient admirer, pleurer ou rire dix ou douze fois pendant la durée du succès ; quelquefois tous les jours. Dans les groupes de têtes qui se dessinent au dernier amphithéâtre, comme dans les tableaux de Boilly, on reconnaît de ces figures que chaque soir on voit à la même place. L’homme du paradis apporte son repas au spectacle ; là, son esprit et son estomac fonctionnent en même temps. Il écoute et mange ; il est à-la-fois spectateur et acteur, et il ne laisse échapper aucune occasion de jeter à haute voix sa pensée.
Dans les deux premiers actes d’une pièce, on n’avait encore vu paraître aucun personnage de femme ; mais au commencement du troisième, parurent deux princesses suivies de leurs confi- lentes. Aussitôt, du paradis, une voix grave et sonore cria : Quatorze de dames, vaut-il ? Ce qui excita une risée générale.
Un père noble d’un théâtre des boulevards arrivant en scène, débita, d’une voix mal assurée, un monologue qui commençait par : Je viens, le paradis ajouta : du cabaret. Ma foi oui, dit l’acteur, et cette double riposte fut accueillie par des bravos.
La première fois que Mlle Georges parut sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin, une voix partit du paradis, qui cria à un spectateur en retard : Arrive vite, Monnet, viens donc voir !
et les deux curieux de s’écrier, par un mouvement spontané : Cré coquin de sort, la belle
femme ? ! Mlle. Georges, elle-même, ne put tenir son sérieux à la forme grotesque du compliment. Le parterre battit des mains. 

Petit dictionnaire des coulisses Publié par Jacques-le-souffleur  ‘se vend dans tous les théâtres’ - Paris 1835


Funambules. Midy, Emmanuel Adolphe , Dessinateur-lithographe En 1832 Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Le paradis au théâtre des Funambules. Anonyme , Graveur Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Types et physionomies de Paris. Le Paradis au théâtre de l’Ambigu – Étude d’après nature par M. Miranda.


Galerie Théatrale : un paradis Monnier, Henry Bonaventure , Dessinateur Monnier, Henry Bonaventure , Graveur Gaugain, Henri-Armand Pierre , Editeur Ardit, E. , Imprimeur En 1829 Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Le Parterre

Le Parterre Partie du théâtre située au rez-de-chaussée, derrière les fauteuils d'orchestre. Au XVIIe siècle, la partie du public d'un théâtre jugée la plus grossière. ‘Du moyen âge jusqu’à nos jours, le parterre, personnifié par son public, fut le véritable maître, disons mieux, le tyran des comédiens et l’effroi des directeurs. Les spectateurs y étaient debout, pressés, mouvants, agités comme une mer, et toujours prêts, comme elle, à se charger d’orages et à les faire éclater. Comme les vols étaient faciles dans cette cohue, les filous s’y trouvaient toujours en nombre. Par suite des querelles fréquentes du parterre et des coups de cannes et d’épées qui s’y donnaient, on interdit l’entrée des cannes et épées en 1685, 1729, 1791. Ce ne fut cependant qu’en 1817, à la suite de conflits occasionnés pour la représentation de Germanicus, qu’on établit un dépôt de cannes à la porte des théâtres. On comprend facilement qu’un parterre debout, où le déplacement est facile, donnait libre carrière aux filous, aux tapageurs, aux cabaleurs de toutes classes. On pensa remédier à cet état de choses en y mettant des banquettes. Ce fut à l’Odéon, alors Théâtre Français, que cette innovation eut lieu en 1782, et bientôt après dans tous les théâtres de Paris et de France. Il n’y a guère que les théâtres de Rouen qui persistent à conserver un parterre debout.’ (La langue théâtrale. Alfred Bouchard. 1878)

Les spectateurs du XVIIIe siècle qui se pressaient dans les parties limitées du parterre de la Comédie-Française, de la Comédie-Italienne et de l’Opéra ont mis en actes une liberté d’expression, un mélange des classes et une circulation des idées qu’on retrouve alors dans peu d’autres endroits. L’État essaya bien de discipliner ces amateurs de théâtre et il y eut bien des débats parmi les intellectuels pour dire que ces gens devaient être assis sur des bancs, mais durant la majeure partie du siècle, les enthousiasmes du parterre ont montré qu’on ne pouvait pas les réfréner. Dès lors, il importe d’analyser les pratiques parisiennes du parterre pour saisir leurs significations dans la culture politique française d’avant la Révolution.


Henry Monnier, (1799-1877). Dessinateur du modèle. Un Parterre. 1830. Source gallica.bnf.fr


Le spectacle est une chose bonne pour le peuple de Paris, il vient s'y délasser le soir des fatigues de la journée. Daumier, Honoré , Dessinateur-lithographe. Aubert (Imprimeur, lithographe, éditeur) , Imprimeur. Entre 1847 et 1851. Musée Carnavalet.


Plaisir d’hiver

Plaisir d’hiver : vue d’une salle de théâtre. Dessin de J. Lees – Le Journal illustré 1866


Le Poulailler

Poulailler Désignation familière qu’on appliquait naguère à la galerie supérieure de certains théâtres populaires, celle qui recevait presque officiellement le nom de paradis. Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie


Pourtour

Dans certains théâtres, où le tour de l’orchestre et du parterre n’est pas occupé par la série de loges dites baignoires, qu’on y rencontre le plus souvent, ces loges sont remplacées par une galerie circulaire qui prend le nom de pourtour, et qui est divisée en stalles. Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie

Georgian Theatre - 1790


Public 'Romains'

Croquis pris au théâtre par Daumier ‘On dit que les Parisiens sont difficiles à satisfaire, sur ces quatre banquettes pas un mécontent, il est vrai que tous ces français sont des Romains.’


les différents publics de Paris

Gustave Doré – Les différents publics de Paris Folies nouvelles – 1914 (original Théâtre Folies Spectacles)


Les retardataires

Albert Guillaume (1873-1942) Caricaturiste de renom, Guillaume se plaisait dans ses compositions peintes pleines de verve, à montrer les moments embarrassants de la vie quotidienne aussi bien que les ridicules de la mode. Musée Carnavalet - Don des Amis de Carnavalet , 2005


Terrible accident à l’Opéra

Le progrès illustré 31 mai 1896 Un accident épouvantable a eu lieu à l’Opéra, le mercredi 20 mai. Le premier acte d’Hellé allait se terminer quand un bruit comparable à une explosion se fit entendre dans la salle qui, au même moment, se remplissait d’une poussière comparable à de la fumée. L’un des contrepoids qui soutiennent le lustre central s’était détaché de son support, avait crevé le plafond et était tombé sur la quatrième galerie. Une dame, Mme Chaumet, fut littéralement aplatie par l’énorme masse, qui blessa encore plusieurs autres personnes. L’incident avait été très prompt, et d’ailleurs, la grande majorité des spectateurs se sentait sains et saufs, chacun resta à sa place, et ce ne fut qu’avec une légère hésitation que la salle se vida sans bousculade et sans panique. C’est grâce à ce sang-froid des spectateurs que l’on n’a pas eu de plus graves malheurs à déplorer.


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