13 Feb
13Feb

Accessoires

Tout objet dont un acteur doit se servir dans son rôle ou dont on parle et que le public doit voir ; objets portatifs nécessaires à la représentation

Accessoires : [estampe]. 1854. Source gallica.bnf.fr / BnF


Accident sur scène à l'Opéra

Accident Opéra Les danseuses n’ont pas de chance cette année. Plusieurs ont été blessées, une a été brulée à Nancy. Ces jours derniers, à Dresde, mademoiselle Nadège, dont la beauté et le talent sont très appréciés dans cette ville, dansait un pas nouveau dans un ballet. La danseuse trop légère ne calcula point assez son élan. Elle ne put se retenir, son élan dépassa la rampe et elle tomba dans l’orchestre. On la releva, évanouie et contusionnée… Elle est toujours indisposée de cette chute. Mais les jours de la belle sylphide ne sont pas en danger pour cela. On nous assure, d’après l’avis du médecin, qu’elle reparaitra bientôt sur la scène. Le Nouvel Illustré – 22aout 1866


Un acteur égorgé sur scène - 1910

Extrait du Petit Journal Illustré – Dimanche 23 Octobre 1910 – Un acteur égorgé sur scène :« Un effroyable drame s’est déroulé, ces jours derniers au théâtre Actualidades de Carthagène. Un comédien estimé du public, Antonio Gonzalez, venait d’apprendre par le directeur du théâtre, M. Salvador Sorel, que celui-ci était décidé à se passer de ses services. Pendant que M. Sorel se trouvait en scène, car il est également comédien, Gonzalez se précipita sur lui, armé d’un rasoir, et lui trancha la gorge, au grand effroi du public qui, pris de panique, se rua vers toutes les portes. Gonzalez a été arrêté séance tenante. »


Arrêté en sergent de ville !

Une curieuse arrestation s’est produite il y a quelques jours aux Bouffes-du-Nord, où l’on joue en ce moment la Goualeuse. La police recherchait un certain bandit terrorisant son quartier avec l’aide d’une poignée de vauriens de son espèce. On la mit sur la trace, on lui apprit que l’homme figurait le soir au théâtre ; je crois même qu’il était chef de de la figuration : on peut imaginer la façon dont il recrutait son personnel. Toujours est-il qu’un beau soir les agents se présentèrent au théâtre et empoignèrent leur individu qui – piquante ironie – portait précisément l’uniforme d’un sergent de ville dont il jouait le rôle dans la pièce.


Cage de scène

Dans un théâtre à l'italienne, la cage de scène désigne la partie construite face à la salle de spectacle. Elle comporte verticalement trois zones : La scène ou plateau, où évoluent les artistes et où les décors sont plantés. C'est la partie visible par les spectateurs pendant les représentations. Les espaces latéraux sont les coulisses. Les côtés sont nommés « cour » et « jardin » ; Les dessous, plusieurs étages sous le plancher de scène, sont constitués d'une charpente complexe entièrement mobile pour s'adapter à toutes les manœuvres des éléments de décor. En général, la hauteur des dessous est identique à l'ouverture du cadre de scène. Les charpentes constitutives sont en bois ou en métal ; Les cintres (ou le cintre) sont l'espace surplombant la scène au-dessus des décors, il se termine par le gril, un plancher à claire-voie recevant un grand nombre de poulies permettant la circulation des fils de manœuvre rattachés aux décors et équipements d'éclairage. La hauteur des cintres est sensiblement supérieure à celle du cadre de scène. Certains grands théâtres ont deux grils. L'Opéra Garnier à Paris comprend trois grils.

Metropolitan Opera House À l'origine, l'élite de New York se rendait à l'Académie de musique pour assister à l'opéra, mais dans les années 1880, les riches familles new-yorkaises qui avaient été regroupées à l'Académie ont décidé qu'elles voulaient leur propre opéra. L'architecte J. Cleaveland Candy a été embauché pour construire un opéra deux fois plus grand que l'Académie et beaucoup plus luxueux. Immédiatement des boxes privés ont été mis en vente mais en nombre limité. Dès qu'ils ont été mis en vente, 25 des familles de nouveaux riches, telles que Vanderbilt, Goelet, Morgan, Wilson, Gould et Rockefeller, ont acheté des boîtes pour environ 15 000 $ chacune et peu de temps après, de nombreuses autres familles ont suivi. L'auditorium était la plus grande salle de New York et comptait 3 200 places La scène a été conçue pour pouvoir accueillir les centaines d'acteurs qui s'y produisaient, elle faisait 2 étages et était équipée des dernières machines pour aider au bon déroulement de l'acte.


Changement

Enlèvement d'un décor et mise en place du suivant par les machinistes pendant une représentation. ‘C’est toujours un attrayant spectacle pour l’œil, qu’un changement à vue, soit de décors, soit de costumes. La rapidité en faisant généralement la beauté, il faut que les machinistes soient à leur poste et que tout soit bien équipé avant. Au signal convenu, les treuils et les contrepoids font leur office : un trapillon engloutit une feuille de décor tandis que son voisin en fait surgir une autre ; les plafonds, les rideaux, les bandes d’air s’envolent et disparaissent dans les cintres, tandis que ce qui doit les remplacer descend. Tout cela se fait en un tour de roue. ... Les changements de costumes se font toujours par des trapillons et à la main. Le costume qui doit disparaître ne forme jamais que deux morceaux, rattachés par un lacet, avec rosette en haut que défait l’acteur au moment voulu, et un anneau en bas qui est saisi par la main du costumier placé au trapillon.’ (La langue théâtrale. Alfred Bouchard. 1878) Changement à vue : Changement du décor à la vue du public par les machinistes (sans que soit baissé le rideau). (Ce qui vaut aux machinistes une prime dite "prime de feu"). Changement au noir : Changement de décor exécuté dans le noir. Les machinistes, habillés en noir, sont en coulisses quelques minutes avant le changement, ils habituent leur vue au noir et quand la lumière s'éteint ils interviennent sur scène alors que les spectateurs sont encore éblouis. Changement précipité : Changement de décor exécuté le plus rapidement possible.


Changement à vue

Changement de décoration qui s’effectue instantanément, à la vue du spectateur, et sans que le rideau d’avant-scène ait été baissé. Lorsque le changement à vue consiste en une simple toile représentant un fond de foret ou de village et qui, descendant du cintre à l'un  des premiers plans de la scène, vient se substituer à un décor plus profond et d'une moins grande simplicité, il est absolument banal et ne produit sur le spectateur qu'une impression presque négative ; il n'y a là, effectivement, qu'un procédé élémentaire auquel l'art reste absolument étranger ; lorsque, plus tard, cette toile se relève pour faire place à une décoration plus vaste, plus riche, plus mouvementée, l'effet produit est naturellement plus considérable, mais l'art du machiniste n'a pas encore trouvé moyen de se donner carrière, puisque en réalité la pose du nouveau décor s'est opérée en dehors de la vue du spectateur, et qu'on a eu tout le temps nécessaire pour y procéder. Mais c’est quand un décor très compliqué, très accidenté, d’une architecture toute particulière, vient succéder à un décor d’un genre absolument différent et aussi accidenté, aussi compliqué, aussi chargé de détails que celui qui le remplace, c’est alors que la surprise soit grande et que l’effet produit est réellement puissant, parfois enchanteur, et semble toucher au merveilleux. On voit s'engouffrer dans les dessous fermes et châssis, aussitôt remplacés par d'autres fermes qui surgissent d'innombrables trappillons;  les portants qui supportent les châssis de coulisses disparaissent devant de nouveaux portants présentant des châssis nouveaux, le fond se transforme de même, les frises du décor qui s'évanouit font place aux frises du décor qui  apparaît, l'éclairage des herses est modifié selon les besoins de celui-ci, et en moins d'une demi- minute, au signal donné par un timbre retentissant, tout ce travail s'est accompli en présence d'un public émerveillé et qui, malgré toute son attention, n'a pu se rendre compte d'une transformation scénique aussi imprévue, aussi rapide et aussi complète. C’est là l’un des plus beaux effets matériels qui puissent se produire au théâtre. Il y a un changement à vue d’un autre genre, et dont l’effet est véritablement prodigieux. On l’obtient à l’aide d’un décor double, si l’on peut dire, entièrement composé de plaques ou volets de décoration peints des deux côtés et qui le font ressembler à un vaste jeu de patience.  Généralement le décor, dans son état primitif, est d’une teinte sombre, pour augmenter l’impression que produira le changement, qui donnera lieu au contraire à une décoration pleine d’éclat et de lumière. Lorsque le moment est venu, que le signal est donné, tous les fils qui aboutissent à chacune des plaques du décor agissent à la fois, celles-ci se retournent simultanément avec une sorte d’étrange cliquetis produit par le choc de tous ces volets sur les châssis qui les supportent, et le changement est opéré.  Il y a dans un changement de ce genre quelque chose de singulier, de fantastique, qui excite chez le spectateur une impression difficile à décrire. Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie


Choriste hypnotisée sur la scène

Il est des acteurs qui obtiennent des effets de scène inattendus et bien supérieurs à ce qu’ils ambitionnent. Voyez plutôt ce qui vient de se passer dans le théâtre de Reims. On jouait une pantomime à grand spectacle, le Petit Chaperon Rouge. Un hypnotiseur simulé, sans aucune prétention d’ailleurs, exécutait, pour amuser le public, des passes magnétiques. Et toute la salle s’intéressait à la parodie fort adroitement exécutée de certaines expériences connues. Tout à coup, une jeune artiste qui était en scène, Mlle Marie Châtel, âgée de dix-neuf ans, tomba en catalepsie, raide comme une barre, elle tomba dans les bras d’une actrice placée à côté d’elle. Sans le vouloir, l’hypnotiseur pour rire l’avait endormie pour de bon. On juge de l’émoi du public. On raconte que malgré les soins très énergiques d’un médecin expérimenté, appelé aussitôt par le directeur du théâtre, on ne put arriver à réveiller la jeune artiste avant quatre heures du matin. Il est fort admissible que Mlle Châtel se soit endormie sous une influence d’auto-suggestion, c’est à dire s’hypnotisant elle-même et non par la volonté du faux magnétiseur. Le cas, est, en tout cas, très rare, unique peut-être, et trop curieux pour ne pas être signalé.

Illustration : Le Petit Journal - 14 décembre 1902


Douche imprévue

Une douche imprévue Le Petit journal – 23 février 1930 « Au beau milieu d’un opéra, les réservoirs d’eau déversent leurs cataractes sur les acteurs »        Un incident inattendu et certes non prévu par l’auteur dans la distribution des jeux de scène, est venu interrompre, la semaine passée, à l’Opéra, la représentation, très parisienne, des ‘Huguenots’. Alors que Raoul d’une voix puissante venait de chanter son grand air et que sur le plateau, huguenots et catholiques formait un groupe imposant de choristes et figurants, une trombe d’eau s’abattit sur leurs épaules… Ce fut alors la fuite précipitée, tandis que tombait le rideau sur l’acte inachevé. On eut alors l’explication de l’incident. Beaucoup de théâtres possèdent outre le grand secours en cas d’incendies, des réservoirs qui installés dans les cintres, permettent d’inonder la scène et ses dépendances en cas de sinistre … Une fuite s’était manifestée à l’un de ces réservoirs et l’eau trouvant libre passage, avait inondé acteurs et décors.         Dix minutes suffirent pour endiguer la cataracte, et de nouveau le ‘bel canto’ du ténor et de sa soprano, empoigna les spectateurs présents… Mais voilà qui prouvera qu’aucun incendie ne viendra détériorer la gigantesque scène de notre Académie Nationale de Musique.      


Duel mortel sur scène

Duel mortel sur la scène d’un théâtre Au 3 ième acte de ‘Carmen’ don José et Escamillo se battent au couteau. C’est dans un théâtre espagnol, à Arganesilla de Alba (province de Ciudad Real), que cette scène tragique s’est déroulée. Depuis longtemps, deux artistes de la troupe, le ténor et le baryton se détestaient, une rivalité amoureuse était la cause de cette haine réciproque. Or, on sait combien sont ardentes des haines de théâtre, exaspérées, encore par les vanités inhérentes à la profession. Les deux hommes, estimant d’un commun accord que l’un deux était de trop sur la terre, avaient décidé de se battre à mort, mais pour ne pas interrompre le cours de la saison théâtrale, ils avaient convenu d’attendre le soir de la dernière représentation. Celle-ci avait lieu ces jours derniers, on jouait Carmen, une pièce dont le sujet semblait être le reflet de leur rivalité, et qui paraissait fait tout exprès pour en justifier le dramatique épilogue. Au moment où Escamillo, au 3ième acte, est sur le point d’entrer dans la plazza, et qu’il chante à Carmen la phrase célèbre ‘si tu m’aimes, Carmen, tu pourras tout à l’heure être fière de moi’, les spectateurs ébahis, virent tout à coup don José se précipiter sur lui, une navaja à la main. Escamillo tira de sa ceinture une arme pareille. Le combat fut bref, le ténor frappé au cœur roula mort aux pieds de son rival.

Illustration : Le Petit Journal - 6 avril 1913


Gril

Treillis métallique placé au-dessus du cintre où sont positionnés toutes les poulies et les câbles qui supportent les perches.

Le grill de la Salle Richelieu de la Comédie-Française en 1900. © P. Lorette.


Lion - Scène tragique dans un théâtre 

Scène tragique dans un théâtre Supplément illustré du Petit Journal 29 mai 1910 Un lion apprivoisé saute sur le public et emporte un enfant Une scène d’horreur s’est déroulée, ces jours derniers, dans un théâtre de Céveland (Tennessee). Sur la scène, un lion apprivoisé faisait des exercices, lorsqu’il sauta tout à coup dans la salle. Arrachant un petit enfant des bras de sa mère terrifiée, il l’emporta dans sa gueule sur la scène. Les spectateurs, épouvantés, jetèrent à l’animal tout ce qu’ils avaient sous la main pour lui faire lâcher prise ; mais celui-ci aurait fini par dévorer sa proie, si le dompteur,’avait réussi à le faire rentrer dans sa cage. L’enfant a été très grièvement blessé.


Orchestre de théâtre

Un orchestre de théâtre, pendant le dialogue. / N°8. Bouchot, Frédéric , Dessinateur-lithographe Aubert (Imprimeur, lithographe, éditeur) , Imprimeur-lithographe Aubert (Imprimeur, lithographe, éditeur) , Editeur Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Plancher de la scène

Le plancher d’un théâtre est chose essentiellement mobile. Composé de fragments juxtaposés et reliés entre eux d’une façon toute particulière, divisé en diverses séries régulières de trappes et de trappillons, il pourrait disparaître en quelques minutes et être remis en place dans le même espace de temps. Chacun de ses fragments peut être déplacé et aussitôt remplacé par d’autres fragments tenus en réserve dans les dessous, ce qui a lieu à chaque instant pour le jeu des trucs et des décors. En effet, quand une trappe s’ouvre pour livrer passage soit à un individu, soit à un objet quelconque, soit à une machine qui engloutit dans les dessous dix, vingt, et jusqu’à cent personnes, l’espace resté vide est aussitôt recouvert par une ou plusieurs autres feuilles de parquet, qui viennent rendre au sol de la scène son égalité et son unité. Le plancher s’appuie sur une série de sablières, solides charpentes transversales qui sont, avec les poteaux qui les soutiennent, les seuls points fixes des dessous et les uniques supports des trappes et des trappillons. Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie

Théâtre de la Reine. Versailles, Petit Trianon. France. 1780 siècles. Architecture : Richard Mique. L’extérieur du bâtiment, à l'apparence d'une dépendance, contraste avec la décoration sophistiquée de son intérieur, paré de soie et de velours bleus et de sculptures dorées, pourtant tout de faux-semblant. Il est inauguré en 1780, dix ans après l'ouverture du ‘Grand Théâtre’, comme on nomme alors l'Opéra royal du château de Versailles. Théâtre de la Reine. Scène vue du poulailler.


Quittes pour la peur

‘Quittes pour la peur’ Le Petit Journal Illustré – 27 mai 1928 Dans un music-hall parisien, le machiniste Félix Piorato s’était hissé au somment du cintre qui surplombe la scène de l’établissement, pour accrocher une toile de fond, quand, par suite d’un faux mouvement, il chancela et tomba dans le vide d’une hauteur de huit mètres. Le machiniste alla s’abattre sur un pompier de service, M Jean Leclerc, de la caserne Carpeaux. Les deux hommes roulèrent sur le sol et, sous les yeux des personnes qui avaient assisté avec effroi à l’accident … se relevèrent sans aucune blessure.


Répétition d'Hamlet à l'Opéra

Alexandre Ferdinandus (1850-1888). Dessinateur du modèle. Théâtres. Une répétition d'Hamlet à l’Opéra. 1868. Source gallica.bnf.fr / BnF


Répétition sur la scène

Le Panorama La Danse – l’Opéra - Paris s'amuse n° 6 - 1897


Rideau de fer

Appelé parfois ‘rideau de sécurité’, il est d’abord composé de mailles
métalliques puis de plaques de fer, afin de limiter la propagation des
incendies nombreux dans les théâtres de l’époque.
Une vaste campagne de travaux menée par Guadet en 1893, vise à
protéger la Salle Richelieu du feu via l’installation d’un rideau de fer,
ce qui n’empêche malheureusement pas l’incendie de 1900 qui ravage
le bâtiment de la Comédie-Française. Depuis cette date, on a rendu
obligatoire, avant chaque représentation, le ‘chargement’ du rideau
de fer. Un rideau d’eau (conduite d’eau) est placé derrière le rideau de
fer pour inonder le plateau en cas d’incendie. C’est Olivier Debré, en
1987, qui a signé les peintures du rideau de fer de la Salle Richelieu.

Le rideau de fer du théâtre du Châtelet, à Paris.


Transformation - Changement de costume instantané

Transformation C’est le nom qu’on donne à certains changements de costume instantanés qui s’effectuent en scène, sous l’œil même du spectateur, sans que celui-ci puisse comprendre la nature du procédé employé à cet effet. Ce procédé, quoique ingénieux, est assez simple pourtant.  L’acteur qui doit se transformer ainsi est revêtu d’un costume qui, quelle qu’en soit la disposition, n’est formé que de deux pièces, un devant, un derrière ; ces deux pièces sont réunies sur lui au moyen d’un fil formé d’une corde de boyau, qui partant du pied et gagnant l’épaule par une série d'œillets, redescend ensuite le long des bras. L'extrémité supérieure de ce fil est arrêtée, au-dessous du cou, par un nœud ou une rosette que l’acteur défait lorsque le moment est venu, tandis que l’extrémité inférieure est terminée par un anneau. Au moment où la transformation doit s’opérer, l’acteur vient se placera un endroit déterminé avec précision et marqué à la craie, un petit trappillon s’ouvre derrière lui, une main passant par ce trappillon saisit l’anneau auquel se relient les fils, et, quand la réplique arrive, l’acteur n’a qu’à dénouer le nœud qui retient par en haut le vêtement qui doit disparaître. Le machiniste placé sous le théâtre tire alors à lui l’anneau qu’il a saisi le vêtement disparaît instantanément par le trappillon, et l’acteur apparaît sous un costume brillant que cachait celui sous lequel il s’était montré tout d’abord. Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie


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