13 Feb
13Feb

Costumes

Ce ne fut que vers 1760 que les comédiens s’avisèrent de faire quelques recherches sur la vérité du costume, et de prendre à peu près les personnages qu’ils représentaient. Mais l’esprit de routine mit de longs et puissants obstacles à cette amélioration.
«J’ai vu dans ma jeunesse, dit Lekain, Jocaste et Agrippine en grand panier, un corps de robe busqué, la tête coiffée d’un chignon, pommadée et poudrée à blanc. J’ai vu dans la tragédie de Zuma, un jeune sauvage enjuponné, le tonnelet à la ceinture, une massue à la main et les cheveux poudrés épars sur les épaules. » Talma, et un peu avant lui Saint-Prix, ont fait de grands efforts pour établir l'exactitude des
vêtements. L’amitié qui unissait Talma et David facilita ce travail auquel notre grand tragédien livra avec un soin scrupuleux.
La transition ne fut pas brusque dans la métamorphose des vêtements. Il y eut un moment
où ils tinrent de l’antique et du moderne. On adopta le cothurne, mais on garda la poudre ;
Orosmane mit une pelisse turque, mais longtemps encore il garda la perruque de Louis XIV,
et les gants blancs franges d’or Corneille, Racine et Voltaire n’ont jamais eu le plaisir de voir jouer leurs ouvrages autrement que sous des habits modernes. Oreste, César, Horace, Cinna étaient travestis en courtisans français, mais on ne songeait pas à rire de ces travestissements. On y était accoutumé.
De nos jours les comédiens ambulants ont fait souvent rétrograder le costume par nécessité plus que par ignorance. J’ai vu jouer dans le Cantal Mithridate avec un vieil habit de sous-préfet  il est vrai que le même acteur avait joué dans le Poitou le vieux papa avec la tunique romaine arrangée en robe de chambre. 

Petit dictionnaire des coulisses Publié par Jacques-le-souffleur ‘se vend dans tous les théâtres’ - Paris 1835


Blanc

Cet éclat emprunté dont personne n’est la dupe, grossit et jaunit la peau, éteint et cercle les yeux, absorbe la physionomie, et fait disparaître la précieuse mobilité des muscles. La
terreur, la suffocation de la rage, les éclats de la colère, les cris du désespoir peuvent-ils s’accorder avec un visage plâtré sur lequel rien ne peut se peindre. Avis à qui voudra l’entendre.  Petit dictionnaire des coulisses Publié par Jacques-le-souffleur ‘se vend dans tous les théâtres’ - Paris 1835

Atelier Nadar. Alexandre. Gaîté. Orphée aux enfers. 1874. Source gallica.bnf.fr / BnF


Costume au Théâtre et à la Ville

Le Costume au Théâtre et à la Ville, n°15, 15 septembre 1887 Mesplès, Paul Eugène , Dessinateur-lithographe Bianchini, Charles , Dessinateur Le Costume au Théâtre et à la Ville. Revue de la Mise en Scène , Editeur En 1887 Maison de Victor Hugo - Hauteville House


Costumes Théâtre National de l'Opéra-Comique - 1877


Faire sa figure

Expression d’argot théâtral.  On sait que les comédiens sont obligés, sous peine de paraître livides et horribles en paraissant sous les feux combinés de la rampe et du lustre, de s’enduire le visage de blanc et de rouge placés d’une certaine façon, afin de donner à leur teint l’aspect de la nature et de lui rendre la vivacité que lui ferait perdre l’éclat des lumières qui convergent de tous côtés sur eux. Cette petite opération, à laquelle chacun doit se livrer avant d’entrer en scène, demande à la fois de l’habileté, de l’expérience et du soin.  C’est là ce l’on appelle faire sa figure. Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie

Atelier Nadar. M. Fugère. Opéra-Comique. Falstaff. 1894. Source gallica.bnf.fr / BnF


Parasol à crinoline

Dessin animé satirique démontrant le parasol à crinoline, une invention conçue pour les ballerines qui se produisent dans de petits théâtres, afin qu'elles n'aient pas besoin de renoncer aux crinolines larges à la mode de l'époque. "De la bibliothèque publique de New York"

Parasol à crinoline (1850 – 1859) Vernier, Charles, 1831-1887 (Artiste) Lithographie Destouches Paris (Lithographe)


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