13 Feb
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Depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’au début du XXIe siècle, les sapeurs-pompiers ont entretenu avec les lieux de spectacle un rapport complexe et antagoniste. Ces soldats du feu ont assuré la protection du monde du spectacle malgré lui. Obscurs assistants de la sécurité sur tous les points du théâtre, ces garants de la sécurité théâtrale, descendants de Molière par un chemin inattendu, se révèlent aussi inventeurs des moyens de secours, sauveteurs altruistes ou victimes du devoir. Ces militaires pompiers souvent adulés sont paradoxalement restés les mal-aimés au théâtre. De ces rapports conflictuels teintés de mépris et de moquerie est même né un personnage de vaudeville : « le pompier de service ». Présenter les facettes de ses tribulations théâtrales a nécessité de narrer leurs aventures de deux figures distinctes : celle du gardien de la sécurité, sauveteur et inventeur, et celle du « pompier de service » moqué et méprisé, sorti des coulisses pour « brûler les planches » du vaudeville.

REVUE D'HISTOIRE DU THÉÂTRE • NUMÉRO 285 - La sécurité des théâtres. Histoire du pompier au théâtre - Didier Rolland


A la Sainte Barbe

Depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’au début du XXIe siècle, les sapeurs-pompiers ont entretenu avec les lieux de spectacle un rapport complexe et antagoniste. Ces soldats du feu ont assuré la protection du monde du spectacle malgré lui. Obscurs assistants de la sécurité sur tous les points du théâtre, ces garants de la sécurité théâtrale, descendants de Molière par un chemin inattendu, se révèlent aussi inventeurs des moyens de secours, sauveteurs altruistes ou victimes du devoir. Ces militaires pompiers souvent adulés sont paradoxalement restés les mal-aimés au théâtre. De ces rapports conflictuels teintés de mépris et de moquerie est même né un personnage de vaudeville : « le pompier de service ». Présenter les facettes de ses tribulations théâtrales a nécessité de narrer leurs aventures de deux figures distinctes : celle du gardien de la sécurité, sauveteur et inventeur, et celle du « pompier de service » moqué et méprisé, sorti des coulisses pour « brûler les planches » du vaudeville.

A la Sainte Barbe on offre, au pompier       -      Quelques belles fleurs et son cœur entier


A travers les coulisses


Le baiser du pompier - 1914

Le Petit Journal – Dimanche 4 janvier 1914 – Une curieuse tradition du 1er janvier dans les théâtres parisiens - Le Baiser du Pompier : (Ernest Laut.) « Il y a dans le monde des comédiennes une tradition qui se transmet d’âge en âge : c’est que pour avoir de beaux rôles et du succès, il faut absolument embrasser un pompier dans la première minute de l’année nouvelle. Aussi, ces soirs-là, nos braves pompiers de service arrivent sur la scène frétillants et bien astiqués. Leur casque brille, leur moustache se rebiffe. Et je ne sais quelle majesté en leur aspect martial laisse paraître qu’ils se sentent pour un jour les mystérieux intermédiaires de la Destiné. De ces jolis baisers de comédienne qui effleurent à minuit leurs joues bien rasées, les pompiers de Paris gardent peut-être quelque trouble ; des feux s’allument qu’ils ne sauraient éteindre… Mais tout de même ils ne donneraient pas leur soirée pour deux galons… »


Bonne année


Cartes Postales

On entre ! La voilà ! C’est elle. Diable, vite, Cachons-nous subrepticement !


Actrice non’danseuse O parfum pènètrant De ce tutu, que tu me rends intemperant


Quand un beau pompier va-z-à l’exercice, chacun de nous est au courant ! Mais quand c’est dans la loge d’une actrice, c’est bien différent !


Mais, tout près d’eux, dans la coulisse, Un farceur qui les entendait, Du beau pompier faisant l’office … Éteignit le feu … qui gagnait !


Culotte rouge

- Si vous m'en croyez, ne l'écoutez pas, il a déjà l'étoile !  - Croyez bien, je ne suis pas jalouse !


- Tu me fais l'effet d'un coq qui s'occuperait davantage de LEVER des étoiles que de celui d'un soleil ...


Dans les coulisses : Pour un pompier, vrai, ce n'est pas connaitre votre devoir.


En service


Épiphanie

L’Épiphanie au théâtre. Le pompier de service mangeant la galette.


Garde à cheval, service au théâtre


Humour




Pompier de service

Sont-y z’heureux ces pompiers …, d’aller tous les soirs au spectacle ! … j’changerais bien mon képi contre un casque ! …


Vous avez tort de vous enflammer, pompier, vous n’êtes plus dans votre rôle.


Le pompier.- Enfin, voilà quelque chose à arroser.



Service de représentation dans les théâtres

Pompiers de Paris ... Service au théâtre


11ème Compagnie de sapeurs-pompiers de la caserne de la rue de Sévigné en tenue de représentation,  3ème arrondissement, Paris, vers 1894. Mulot, L. (dit Mulot Fils), Photographe Vers 1894 Musée Carnavalet, Histoire de Paris


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