

A. Bonheur est une artiste de music-hall active au début du 20ᵉ siècle, présente dans les grandes revues parisiennes vers 1900–1910. Elle se produit notamment dans des théâtres de premier plan comme les Folies-Bergère, où les tableaux chorégraphiques et les costumes allégoriques faisaient partie du spectacle. La présence de trois silhouettes de l’artiste A. Bonheur sur ce même document s’explique par une technique photographique très prisée à la Belle Époque, appelée le « portrait à poses multiples » ou photographie à truquage

Bianca apparaît ici dans un costume typique des grandes revues, mêlant élégance et sensualité, où plumes et ornements encadrent le corps comme un véritable décor vivant. La pose, assurée et frontale, traduit cette esthétique du spectacle parisien où la danseuse incarne à la fois le charme, le rythme et l’image même du lieu.

De Neige est une artiste du music-hall parisien active au début du 20ᵉ siècle. Son portrait est signé par le photographe Léopold-Émile Reutlinger, spécialiste des vedettes de la Belle Époque, ce qui confirme son inscription dans le circuit des grandes scènes de variétés parisiennes vers 1905–1915.

Artiste française du café-concert et du music-hall au tournant du 20e siècle, Delmarès se produisit notamment aux Ambassadeurs et sur diverses scènes parisiennes. Interprète de chansons et de répertoire léger, elle incarne le charme vif et élégant des artistes de revue de son époque. Sa silhouette espiègle et ses poses théâtrales témoignent d’un art de scène fondé sur la présence et la connivence avec le public.

Sous le titre évocateur “eclectic gipsyland”, cette danseuse incarne l’un des nombreux univers exotiques qui nourrissent les revues du tournant du siècle. Le costume, richement orné de motifs et de couleurs contrastées, mêle inspirations folkloriques et fantaisie de scène. Le corps devient ainsi support de décor, prolongeant l’illusion d’un voyage sans quitter la scène.

Lavallière apparaît ici dans une posture plus intime, presque en retrait, loin des fastes de la scène : une image qui rappelle que derrière les rôles et les costumes, ces artistes cultivent aussi une présence plus douce, presque bourgeoise, destinée aux cartes et aux salons autant qu’au théâtre.

Lise Bauhofer semble appartenir aux circuits internationaux du spectacle, probablement d’origine germanique. Son nom apparaît principalement sur des cartes postales d’artistes, sans rattachement clair à une scène parisienne, ce qui évoque une carrière itinérante à travers les grandes villes européennes

Louise Montague, ici dans le rôle de Sinbad, est représentée dans un costume masculin richement orné, mêlant broderies et accessoires militaires stylisés. La posture et la tenue illustrent un jeu de transformation scénique, où l’interprétation passe aussi par le costume et l’attitude.

Sous le simple nom de « Mademoiselle », cette artiste apparaît dans un costume aux accents féeriques, mêlant tulle, plumes et motifs lumineux. La silhouette, à la fois légère et richement ornée, incarne ces figures de fantaisie où la danseuse devient un élément du décor autant qu’une interprète.

Margill est une artiste de music-hall active vers 1905–1910, connue essentiellement par les cartes postales éditées à son nom. Elle appartient à cette génération d’interprètes dont la notoriété s’est construite dans les circuits populaires européens, sans que l’on dispose aujourd’hui d’une biographie civile détaillée.


Marville est une artiste de music-hall active vers 1900–1910, connue pour ses numéros en costume masculin et ses rôles de travesti élégant. Elle se produit notamment aux Folies-Bergère et dans d’autres grandes scènes parisiennes de revue comme l’Alhambra.

Miss Cadilac était une danseuse et artiste de music-hall active durant les années 1910 et 1920. Elle est représentée ici dans son célèbre costume de « Danse Papillon », une variante de la danse serpentine. Ces costumes utilisaient d'immenses structures en soie peinte et des tiges amovibles (que l'on devine dans ses mains) pour imiter le battement des ailes. Sous les jeux de lumières colorées des théâtres comme l'Olympia ou les Folies-Bergère, l'effet visuel était considéré comme féerique et révolutionnaire pour l'époque.

Artiste de music-hall active au début du 20e siècle, elle apparaît dans les circuits britanniques et internationaux, où elle se produit dans des numéros mêlant danse, présence scénique et costumes spectaculaires. Comme beaucoup de ces artistes diffusées en cartes postales, elle participe à cette culture visuelle du spectacle où l’image prolonge la scène et construit la mémoire du public.

Miss Swann, danseuse, est représentée dans une tenue courte inspirée du costume masculin, avec culotte et bas apparents. La posture assurée et le jeu sur les codes vestimentaires donnent à l’ensemble un caractère affirmé, entre élégance et liberté de ton.

Rosario Guerrero se distingue par une présence très chorégraphique, où le mouvement du corps prolonge celui du costume, riche en volants et en textures. Son attitude souple et élégante évoque ces artistes venues des scènes internationales, apportant avec elles des influences hispaniques et une expressivité plus dansée que posée.