

Connu sous les noms de scène Big Joe ou Jolly Joe, Joseph S. Moore est un artiste américain des spectacles de curiosités actif à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle. Originaire des États-Unis, il se fait connaître dans les cirques, foires et exhibitions itinérantes où il est présenté comme « l’homme le plus gros du monde ». Son poids est alors estimé, selon les sources promotionnelles, entre 270 et 315 kilos, chiffres souvent amplifiés pour renforcer l’impact spectaculaire. Sa carrière s’inscrit pleinement dans l’âge d’or des phénomènes de foire, période où les corps hors norme deviennent des attractions majeures. Big Joe est mis en scène à travers photographies, cartes postales et affiches, dans des poses destinées à souligner sa corpulence exceptionnelle et à nourrir la fascination du public. Comme beaucoup d’artistes de ce milieu, sa vie personnelle reste peu documentée. Elle témoigne cependant d’une trajectoire ambivalente : celle d’un homme dont la différence physique, exploitée par l’industrie du spectacle, permet à la fois une visibilité, une forme de reconnaissance et une subsistance, tout en l’enfermant dans un rôle imposé par le regard de son époque.

Photographie, États-Unis, vers 1900–1910 », représentant Joseph S. Moore, dit Big Joe.
Cannon est un artiste de spectacles de curiosités actif à la fin du XIXᵉ siècle, principalement exhibé pour sa corpulence exceptionnelle. Présenté sous le surnom de « colosse géant hollandais », il est souvent décrit par la publicité comme l’homme le plus lourd du monde, avec un poids annoncé de 758 livres (environ 344 kg), chiffre destiné à frapper l’imaginaire du public. Son exhibition repose moins sur la performance physique que sur la présentation statique du corps hors norme, montrée comme une curiosité vivante dans les foires, cirques et exhibitions populaires. Assis, posé frontalement, Cannon incarne cette catégorie de phénomènes où la masse corporelle devient à elle seule un spectacle. Les sources disponibles ne permettent pas de retracer précisément sa vie privée ni la durée exacte de sa carrière. Son parcours illustre néanmoins l’un des aspects les plus marquants des spectacles de curiosités : la transformation des mensurations humaines en arguments commerciaux et en objets de fascination collective.

Cette carte postale montre Cannon, présenté comme le « colosse géant hollandais » et l’homme le plus lourd du monde. La pose assise, sobre et frontale, met volontairement l’accent sur sa corpulence extrême, tandis que la légende chiffrée (758 livres) transforme le corps en donnée spectaculaire, typique de l’iconographie des phénomènes de foire de la fin du XIXᵉ siècle.
Cette photographie est généralement attribuée à Chauncey Morlan (1869–1912), figure connue des spectacles de curiosités américains de la fin du XIXᵉ siècle, où il fut exhibé pour sa corpulence exceptionnelle. Présenté comme l’un des hommes les plus corpulents de son époque, il se produisit dans les foires, cirques et sideshows, où son corps constituait à lui seul l’attraction principale. Réalisée en studio, cette image correspond aux codes visuels utilisés pour les phénomènes de forte corpulence : pose frontale, décor minimal, absence d’artifice spectaculaire. La photographie vise avant tout à attester visuellement de l’exception corporelle, selon une logique de preuve et de comparaison. Comme c’est fréquemment le cas pour ce type de figures, l’identification précise repose sur des recoupements iconographiques et documentaires, les photographies ayant souvent circulé sans légende stable ou ayant été réutilisées sous différents noms. Cette image témoigne néanmoins de la manière dont les corps hors norme furent transformés en attractions au sein de l’économie du spectacle à la fin du XIXᵉ siècle.

La Grosse Dame du Cirque : Une Tragédie dans l’Ombre des Lumières Dans la France du XIXᵉ siècle, l’âge d’or des foires et des spectacles de curiosités attirait les foules avides de sensations fortes. Au milieu des acrobates, des cracheurs de feu et des bêtes exotiques, une femme connue sous le nom de "La Grosse Dame" captivait les spectateurs. Elle était immense, tant par sa stature que par sa présence. Ses rondeurs colossales faisaient d’elle une attraction incontournable, mais aussi un sujet de moqueries cruelles et de fascination morbide. Son vrai nom était Clara Montferrand, et derrière son apparence hors norme se cachait une histoire poignante. Originaire d’un petit village en Bourgogne, Clara avait commencé à grossir de manière inexpliquée dès l’adolescence. Les médecins de l’époque, impuissants face à ce qu’ils qualifiaient de "maladie de l’embonpoint prodigieux", l’avaient rejetée comme un cas perdu. Accablée par les préjugés et le rejet des villageois, Clara avait été contrainte de fuir. Elle trouva refuge dans un cirque ambulant dirigé par un homme sans scrupules, le sinistre Victor Dubois, qui exploitait les "monstres humains" pour enrichir ses caisses. Aux côtés de Clara, on trouvait des personnages aussi fascinants qu’effrayants : l’homme aux deux têtes, la femme à barbe et l’enfant-serpent. Clara était l’attraction phare, et ses performances attiraient des foules toujours plus nombreuses. Mais chaque soirée sous les projecteurs accentuait son isolement. Les rumeurs disaient qu'elle n'était pas simplement une femme extraordinairement grosse, mais qu'elle cachait en elle un monstre, une créature qui émergeait dans les nuits de pleine lune. Les habitants des villes où le cirque faisait halte racontaient que des disparitions mystérieuses coïncidaient avec son arrivée. Victor Dubois, flairant une opportunité commerciale, encouragea ces rumeurs pour attirer encore plus de curieux. Mais pour Clara, cela ne faisait qu’amplifier son malheur. Un soir, alors que le cirque se produisait dans une petite ville de province, une révolte éclata. Les villageois, persuadés que Clara était responsable de la disparition d’un enfant, assiégèrent le chapiteau. Terrifiée, Clara tenta de s’échapper, mais fut rattrapée par la foule en furie. Ce fut alors que la vérité éclata : Clara n'était pas un monstre, mais une femme victime d'une terrible injustice. L’enfant disparu fut retrouvé sain et sauf, errant dans les bois. Cependant, il était trop tard. Clara, brisée par des années de maltraitance et d'humiliation, succomba à ses blessures physiques et morales. Après sa mort, le cirque tomba en ruine, et Victor Dubois disparut sans laisser de trace. La légende de "La Grosse Dame" continua néanmoins à hanter les mémoires locales. Certains disent qu’en écoutant attentivement sous les étoiles, on peut encore entendre son chant triste s’élever dans la nuit, une lamentation d’une vie volée par l’ignorance et la cruauté. Cette histoire est un exemple de la façon dont la société du XIXᵉ siècle exploitait les différences pour le spectacle, souvent au détriment des individus.

Cette photographie montre des enfants observant une affiche peinte sur un camion de foire, annonçant une attraction fondée sur une corpulence exceptionnelle. L’image, volontairement exagérée, ne représente pas la personne réelle mais une construction publicitaire destinée à attirer le public. Elle témoigne de la culture foraine populaire et de la fascination pour les corps hors norme au XXᵉ siècle.
Jolly Irene est une figure emblématique des spectacles de curiosités du début du XXᵉ siècle, appartenant à la catégorie des « femmes de forte corpulence ». Connue sous son nom de scène, elle est principalement exhibée dans les foires, cirques et sideshows, notamment dans le monde anglo-saxon. Sa notoriété repose sur une corpulence extrême, régulièrement chiffrée dans la publicité — son poids est annoncé jusqu’à 689 livres — afin de renforcer l’effet spectaculaire. Contrairement à une simple présentation médicale, Jolly Irene est mise en scène comme une personnalité joyeuse et affirmée, souvent photographiée dans des poses théâtrales, parfois empreintes de séduction ou d’humour. Peu d’informations subsistent sur sa vie privée, mais son image témoigne de la manière dont les spectacles de curiosités construisaient des personnages publics où l’excès corporel devenait à la fois identité, rôle scénique et moyen de subsistance.

Cette photographie met en scène Jolly Irene dans une pose volontairement théâtrale. La tenue légère, l’attitude souriante et la posture assurée participent à une représentation à la fois spectaculaire et assumée de sa corpulence extrême. L’inscription manuscrite indiquant son poids de 689 livres (312,5 kilogrammes) transforme le corps en donnée chiffrée, selon les codes visuels des « fat ladies » du début du XXᵉ siècle, où l’excès corporel devient attraction et identité publique.
L’homme de forte corpulence figurant sur cette photographie est présenté sous le nom de Nohoch, probablement un nom de scène utilisé dans les spectacles forains et de cirque du début du XXᵉ siècle. Photographié devant une tente portant son nom, il est mis en scène aux côtés d’une personne de petite taille tenant un mètre, procédé visuel courant destiné à accentuer le contraste des corps et à renforcer l’effet spectaculaire. Faute de sources biographiques fiables, l’origine réelle de l’artiste et la signification exacte de son nom demeurent incertaines. L’image témoigne cependant de la manière dont les spectacles de curiosités construisaient des identités publiques, souvent exotiques ou symboliques, autour de la différence physique.

Teresina est une figure emblématique des spectacles de curiosités du début du XXᵉ siècle, connue pour sa corpulence exceptionnelle. Présentée dans les foires, cirques et expositions populaires, elle appartient à la catégorie des « femmes de poids », attractions très prisées à une époque où l’excès corporel suscitait fascination et étonnement. Sa mise en scène repose autant sur la dimension spectaculaire du corps que sur une iconographie soigneusement construite : poses assurées, costumes élégants ou théâtraux, attitude digne. Loin d’être uniquement montrée comme une anomalie, Teresina est souvent représentée comme une figure presque majestueuse, transformant son poids en identité publique. Les sources disponibles ne permettent pas de reconstituer précisément sa vie privée ni la durée exacte de sa carrière. Son parcours témoigne cependant de la manière dont les spectacles de curiosités façonnaient des personnages publics, où le corps hors norme devenait à la fois attraction, rôle et moyen de subsistance.

Cette photographie montre Teresina posant avec assurance dans un décor de studio. Sa corpulence imposante est volontairement mise en valeur par une posture frontale et un costume théâtral, évoquant une figure de prestige plutôt qu’une simple curiosité.