13 Feb
13Feb

Afin de continuer à piquer votre curiosité je travaille pour compléter cette page, donc un peu de patience et le rideau se lèvera sur d’autres articles. En attendant vous pouvez suivre et vous abonner à ‘un brin d’histoire sur notre joli métier’ sur Facebook


Éclairage

Le système en est très vicieux ; il appelle un perfectionnement sans lequel l'illusion sera toujours incomplète. La disposition de la rampe, et son opposition avec le lustre et les quinquets des coulisses, mettent l'acteur et la décoration entre deux lumières également fausses.
Le mode d'éclairage par le gaz a prévalu, il a beaucoup d'avantages, mais il a le désavantage très grand d'absorber promptement une très grande quantité de cet air atmosphérique si nécessaire dans les salles de spectacle. On devrait suppléer à cet inconvénient en établissant un grand nombre de ventilateurs. 

Dictionnaire théâtral ou douze cent trente-trois vérités Paris. Chez J-N Barba Librairie. 1825.


Utilisation des lustres en avant-scène au Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain


Projecteur

Les Projecteurs de Lumière (P), ou simplement Les Projecteurs, sont destinés à créer le relief dans la mise en scène. Leur rôle est indispensable et leur importance tend à devenir aussi grade que celle de l’ensemble des autres appareils scéniques. Les projecteurs se placent habituellement dans la salle, de part et d’autre des balcons ainsi que dans l’axe principal, mais leur utilisation est également abondante sur la scène elle-même. Le nombre de projecteurs peut varier de deux ou trois appareils sur une petite scène, à plus d’une centaine sur une scène importante. Les appareils utilisant les lampes à décharge sont réservés à des effets spéciaux (lampes à vapeur de mercure pour l’horizon, lampes à vapeur de sodium pour effet jaune monochromatique, lampes de Wood pour effets de lumière noire, voir lampes ou tubes fluorescents, pour l’horizon notamment, avec les nouveaux procédés de gradation applicables à ces sources lumineuses. 

Traité d’Aménagement des salles de spectacles  L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)


Éclairage à travers les âges

Antiquité 1. Préhistoire 2-3. Égyptien 4-5. Assyrien 6-13. Romain 14-15. Carthaginois 16-17. Époque mérovingienne Moyen Âge et temps modernes 19-20. XIe siècle 21. XIIe siècle 22. XIIIe siècle 23-24. XIVe siècle 25-26-27. XVe siècle 28. XVIe siècle 29. XVIIe siècle 30-31. XVIIIe siècle Période contemporaine 32. Lampe d’Argand originale 33-34. Lampe d’Argand (améliorations d’Antoine Quinquet) 35. Lampe Stephenson (mines) 36. Éclairage public à réverbère 37. Lampe Davy (mines) 38. Lampe à appel d’air extérieur (théâtres) 39. Lampe des chemins de fer 40. Lampe Carcel 41. Gazéificateur 42. Bec Auer (gaz) avec manchon à incandescence 43. Bec ordinaire à gaz 44. Bec intensif à gaz 45. Bec Auer (pétrole) avec manchon à incandescence 46. Lampe à pétrole à appel d’air extérieur 47. Lampe à incandescence (électricité) 48. Phare (Électricité) 49. Lampe de mineur (électricité) 50. Lampe à incandescence (électricité) pour l’éclairage public 51. Lampe à arc (électricité) 52. Bec à gaz d’une lampe à acétylène 53. Lampe à acétylène (Bicyclette) 54. Lampe à acétylène Japon 55. Éclairage public 56. Éclairage utilisé par les pousse-pousse 57. Lampe mortuaire 58. Lampe portative


Appareils à effets

Les appareils à effets (E) permettent de projeter sur l’horizon l’image de phénomène naturels animés, tels que nuages, fumées, éclairs, neige, pluie, etc., ou effets purement conventionnels. 

Traité d’Aménagement des salles de spectacles  L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 210 : Éclairage évolué d’une scène plus importante.


Appareils à nuages

Compagnie générale de travaux d'éclairage et de force (Paris). Producteur d'un fonds. Fonds Clémançon. Archives photographiques. Matériels de théâtre. Appareils d'éclairage scénique. Paris. Paris. Théâtre du Châtelet : lanternes d'horizon et appareils à nuages. 1900-1961. Source gallica.bnf.fr / BnF


Appareils d'éclairage du théâtre Eden

Appareils d'éclairage du théâtre Eden, rue Boudreau, IXe arrondissement, Paris. Klein, William (architecte), Dessinateur. Duclos, Albert Louis, Dessinateur. Musée Carnavalet, Histoire de Paris.


Arc-en-ciel

Fig. 80. — Appareil pour l'arc-en-ciel. Arc-en-ciel. C'est dans l'opéra de Moïse, au premier acte, qu'on appliqua pour la première fois l'électricité à la production de l'arc-en-ciel, en 1860. Dans le principe, on éclairait par derrière, avec des lampions à huile de gros calibre, une bande de papier transparent, sur laquelle on avait peint l'arc-en-ciel, et qui était fixée sur la toile du fond représentant le ciel de Memphis. Ce procédé, trop imparfait pour produire la moindre illusion, avait en outre l'inconvénient de donner un arc peu éclairé, qui ne paraissait lumineux que si on laissait la scène dans une demi-obscurité, l'arc-en-ciel semblait donc en quelque sorte se former au milieu de la nuit, ce qui est en contradiction avec les lois de la nature, puisqu'il est dû aux rayons du soleil.
L'appareil imaginé par Duboscq évite ces inconvénients, en produisant l'arc par un procédé qui se rapproche autant que possible de la nature. On sait qu'en recevant sur un prisme de verre les rayons d'une source lumineuse, on obtient une image, appelée spectre, qui présente les couleurs de l'arc-en-ciel ; pour compléter l'illusion, il restait à donner à cette image la forme courbe qu'elle présente dans la réalité. L'appareil photo-électrique (fig. 80) est placé sur un échafaudage de hauteur convenable, à 5 mètres du rideau, et perpendiculairement à la toile
qui figure le ciel sur lequel l'arc doit apparaître. Tout le système optique est fixé dans l'intérieur d'une caisse noircie qui ne diffuse aucune lumière à l'extérieur. Les rayons lumineux traversent d'abord un premier système de lentilles, qui les rend parallèles, puis un écran opaque, découpé en forme d'arc ; ils passent ensuite à travers une lentille biconvexe, qui sert à augmenter la courbure de l'image et à lui donner une extension plus considérable, et traversent enfin le
prisme qui doit les décomposer et produire le spectre figurant l'arc-en-ciel. Le prisme doit être placé de telle sorte que les couleurs apparaissent dans l'ordre naturel, c'est-à-dire le rouge en haut et le violet en bas. 

L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894. A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.


Cascade lumineuse

Fig. 76. — Cascade lumineuse de la Damnation de Faust. 

Fig. 77. — Portant pour l'éclairage de la cascade lumineuse.
Le succès éclatant remporté par la fontaine Galloway aux Expositions de Londres, de Manchester et de Glascow, en 1886, 1887 et 1888, et par les grandes fontaines de l'Exposition de Paris, en 1889, ont ramené l'attention sur les brillantes décorations qu'on peut obtenir par ce moyen. M. Trouvé, qui a construit pour les appartements de petites fontaines éclairées par des lampes à incandescence, propose actuellement d'élever une fontaine gigantesque, de 250 à 300 mètres de hauteur, qui serait l'un des clous de la future Exposition de 1900, ou tout au moins, si ce projet rencontrait trop d'obstacles, d'établir une immense cascade lumineuse, dont la tour Eiffel fournirait l'assise. En attendant la réalisation de ces vastes projets, M. Trouvé a inauguré récemment à Monte-Carlo, à l'occasion de la Damnation de Faust, le 18 février 1893, une cascade lumineuse ayant 8 mètres de hauteur et 8 de largeur. Le dispositif (fig. 76) diffère de celui que nous avons décrit plus haut. Un tuyau horizontal en fer, perforé de nombreux trous, laisse échapper la nappe d'eau verticale qui forme la cascade, et qui est reçue dans une cuve située sous le plancher. Ce tuyau, qui traverse la scène, est masqué par un portant en forme de T de 10 mètres de longueur, qui est garni, du côté de la cascade, par 24 lampes à incandescence de 50 bougies, munies de réflecteurs paraboliques (fig. 77). Entre les lampes et la cascade sont intercalés des écrans en verres de couleur, qui se manœuvrent tous simultanément, soit automatiquement, soit à la main. C'est pendant la scène de la Course à l'abîme qu'on admire cette fontaine d'un nouveau genre, tandis que Faust et Méphistophélès, représentés par MM. Jean de Reszké et Melchissédec, galopent sur Vortex et Giaour.

Une application de ce genre a été faite au théâtre de la Gaîté, en 1892, dans le Pays de l'or, pour représenter les chutes du Niagara. La lumière électrique éclairait une chute d'eau de 5 mètres de hauteur sur 16 de largeur, derrière laquelle était placée une toile peinte imitant les bouillonnements d'une cascade. Pour figurer la buée qui s'élève toujours d'une semblable chute, on avait placé en avant deux tuyaux parallèles à la cascade et dissimulés par le décor, d'où s'échappait, par un grand nombre de petits trous, de la vapeur d'eau qui montait lentement et sans produire aucun sifflement. 

L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.


Duel électrique

Fig 96. Duel électrique Signalons encore un emploi assez curieux de la lumière et des étincelles électriques, qui a été imaginé par M. Trouvé et appliqué pour la première fois à Londres, dans Faust, puis au théâtre Déjazet, dans la Grenouille, aux Nouveautés, dans une revue, et depuis dans un certain nombre d'autres théâtres; nous citerons seulement celui des Galeries Saint-Hubert, à Bruxelles, où le duel électrique fut encore employé tout récemment (décembre 1892). Les deux épées et les deux cuirasses forment les pôles d'une pile au bichromate de potasse portée par les combattants (fig. 96). Quand les épées qui, pour la circonstance, sont taillées en limes, viennent à se rencontrer, il en jaillit une myriade d'étincelles d'un pittoresque effet ; lorsqu'une des deux épées touche la cuirasse de l'adversaire, une lampe de dix bougies s'allume subitement et brille pendant toute la durée du contact. Dans un coup fourré, les deux lampes deviennent incandescentes à la fois et répandent une vive lumière autour des combattants. 

L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.


Éclairage des danses serpentines

Danses serpentines. C'est surtout dans les ballets qu'on cherche à obtenir les effets les plus brillants, et l'on essaie ordinairement d'y réunir toutes les séductions qui peuvent charmer les yeux des spectateurs. La lumière électrique n'a pas été oubliée dans ce cas et l'on se sert depuis longtemps des appareils décrits dans le paragraphe précédent pour
inonder soit tout le corps de ballet, soit le groupe principal, d'une brillante clarté qui fait étinceler les bijoux et les paillettes des costumes. Les effets qu'on peut ainsi obtenir sont trop connus pour qu'il soit utile d'insister ; nous citerons seulement la disposition nouvelle inaugurée l'hiver dernier par la Loïe Fuller et qu'on a pu admirer aux Folies-Bergère, au Petit-Casino et sur un grand nombre de scènes de Paris et de la province. La danseuse, vêtue d'une robe blanche très ample, évolue généralement devant un fond noir ou très sombre. L'éclairage est obtenu, le plus souvent, par, des lampes à incandescence munies de réflecteurs paraboliques (fig. 72) ; 

chaque réflecteur est monté sur une planche noircie qu'une personne tient facilement de la main gauche, tandis que, de la main droite, elle fait tourner devant la source un disque de verre divisé en secteurs de couleurs variées. L'appareil est très portatif, ce qui permet de suivre facilement les mouvements de la danseuse avec le faisceau lumineux. Aux Folies-Bergères, on employait huit lampes, quatre en avant et quatre en arrière, disposées comme le montre la figure 73 ;


au Petit-Casino, l'on se contentait de deux. Dans d'autres théâtres, on s'est servi de lampes à arc, devant lesquelles on faisait passer des verres de couleur. Quelle que soit la disposition employée, la robe de la danseuse paraît teinte. à la fois de toutes les nuances, de l'arc-en-ciel, et l'on obtient les effets les plus variés, soit par la rotation des verres de couleur, soit par les ondulations communiquées aux plis de la robe; celle-ci renferme ordinairement deux baguettes soigneusement dissimulées, que la danseuse saisit et relève de temps en temps pour agiter à la fois toute la masse de la jupe.
Le succès des danses serpentines fut tel qu'on essaya aussitôt de les appliquer, comme une nouvelle attraction, dans toutes les circonstances possibles et qu'on épuisa en peu de temps toutes les ressources qu'on peut tirer de cet ingénieux divertissement. Ainsi, le 3 août 1893, des danses serpentines à cheval furent inaugurées au Cirque d'été par Mlle Hélène Girard.
Quelques mois plus tard, on songea, pour rajeunir ce truc déjà un peu usé, à exécuter ces danses au milieu d'animaux féroces. Le premier essai, tenté au théâtre de la Gaîté, pour ajouter deux tableaux aux Bicyclistes en voyage, ne fut pas très heureux; l'un des quatre lions qui prenaient part à la répétition, agacé par les changements fréquents d'éclairage, se jeta sur la danseuse, Mlle Bob Walter, et mordit cruellement le dompteur Mark, qui s'élança pour la protéger.
Un autre genre de danse serpentine vient d'être produit tout dernièrement au Casino de Paris; miss Sita, la célèbre chanteuse excentrique, accompagne son chant de pas et de mouvements gracieux et se trouve tout embrasée de la tête aux pieds, lançant les rayons d'une éblouissante illumination électrique.
Ces merveilleux effets, dont la figure 74 ne peut donner une idée, même approchée, sont obtenus à l'aide de 120 à 150 lampes à incandescence, habilement utilisées et dissimulées dans les vêtements de la danseuse, qui peut, à volonté, éteindre ou allumer les foyers lumineux dont elle est parée. C'est M. G. Trouvé, l'habile électricien, qui a imaginé cet ingénieux dispositif. 

L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.


Danse Serpentine : Loie Fuller


Électricité à l'Opéra

1883 : Théâtre de l'Opéra. A la suite de l'Exposition d'électricité de 1881, on entreprit à l'Opéra une série d'études comparatives sur divers systèmes d'éclairage électrique, à la suite desquels on décida, en 1883, sur l'avis de M. Ch. Garnier, architecte de l'Opéra, d'adopter le système Edison, et l'on procéda à une première installation, comprenant les lustres du grand foyer, du grand escalier et de la salle, et destinée surtout, à soustraire à l'action du gaz les magnifiques plafonds du foyer En juillet 1886, le Ministre des Beaux-Arts se décida à remplacer complètement le gaz par l'électricité.

 L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.

Intérieur de la grande salle des dynamos, placée sous le grand vestibule d'entrée.


Fiat lux

Fiat lux est une locution latine présente au début de la Genèse. Il s'agit de la première parole de Dieu, ordre donné lorsqu'il a créé la lumière le premier jour de la création du monde, traduisible en français par « que la lumière soit ». La phrase complète est Fiat lux et facta est lux : « Que la lumière soit, et la lumière fut ». Cette phrase qui connaît un grand succès à partir du XVIIIe siècle peut évoquer une invention ou une découverte.

Hadol, Paul (1835-1875). Graveur. Nadar : Fiat lux : [estampe] / Hadol ; Gillot. 1861. Source gallica.bnf.fr / BnF


Fontaines lumineuses

Depuis longtemps aussi, l'éclairage électrique est utilisé dans les théâtres pour produire des fontaines lumineuses. C'est encore à l'Opéra de Paris, en 1853, dans le ballet d'Elia et Mysis, que ce truc, imaginé par M. Jules Duboscq, fit sa première apparition. Le succès fut tel qu'on le reproduisit successivement dans plusieurs pièces à grand spectacle et qu'on l'utilisa même dans les fêtes publiques et privées.
Les fontaines lumineuses sont fondées sur une expérience bien connue de Colladon. L'eau, placée dans un vase cylindrique ou prismatique d'assez grande hauteur (fig. 75), s'échappe par un orifice R sous la forme d'un jet parabolique. Une lampe électrique C, munie d'un système de lentilles éclairantes L, se place devant une ouverture A, fermée par une glace plane, et lance à travers le liquide un faisceau lumineux dirigé suivant l'axe de la veine parabolique. Par suite de la courbure du jet, ce faisceau subit à chaque pas de sa course la réflexion totale sur les parois intérieures de l'eau, et, au lieu de s'échapper, accompagne le liquide et l'illumine sur une grande longueur, en lui donnant l'aspect d'un jet de feu. On peut changer à volonté la couleur de la gerbe, en plaçant des verres colorés devant l'appareil électrique. C'est une fontaine de ce genre qu'on emploie ordinairement au second acte de Faust, lorsque Méphistophélès fait jaillir à volonté des liquides différents. On peut éclairer encore de la même façon une fontaine à jet vertical ; en 1867, lors d'une fête donnée dans les jardins du Conservatoire des Arts et Métiers, M. Jules Duboscq avait installé une fontaine lumineuse à jet vertical. On peut aussi construire des fontaines à jets multiples et lancer les gerbes lumineuses dans toutes les directions ; en employant simultanément plusieurs sources lumineuses, il est possible de donner à ces appareils une importance monumentale et d'obtenir de magnifiques effets.
L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.

A 8 heures, théâtre Montparnasse ,deux semaines de suite jusqu'au 20 février inclus, dimanches 9 et 16, matinées, paris, centenaire, revue en 4 actes, 12 tableaux/,de MM. Lemonnier. Vers 1890. Musée Carnavalet, Histoire de Paris


Herse

Appareils d’éclairage, qui servent à inonder la scène de lumière par en haut, comme la rampe l’éclairé par en bas.  Les herses, suspendues dans le cintre, à chaque plan de la scène, qu’elles occupent dans toute sa largeur, contiennent chacune une rangée de becs de gaz, dont elles réfléchissent puissamment la lumière sur le plancher. 

Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie.


Les Herses (H0, H1, H2, H3, placées dans chaque plan, c’est-à-dire derrière le cadre et derrière chaque frise. Elles comportent habituellement trois ou quatre circuits de couleurs différentes (herse à triple ou quadruple effets) et assurent l’éclairage général,) relativement diffus et plus ou moins coloré. La herse placée immédiatement derrière le cadre de scène est souvent appelée ‘Herse de draperie’ ou Herse zéro’ (H0). La herse la plus éloignée du cadre est appelée ‘Herse de lointain’. Traité d’Aménagement des salles de spectacles  

L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 209 : Éclairage élémentaire d’une petite scène.


Lanternes d'horizon 

Compagnie générale de travaux d'éclairage et de force (Paris). Producteur d'un fonds. Fonds Clémançon. Archives photographiques. Matériels de théâtre. Appareils d'éclairage scénique. Paris. Paris. Théâtre du Châtelet : lanternes d'horizon et appareils à nuages. 1900-1961. Source gallica.bnf.fr / BnF


Les lanternes d’horizon qui assurent l’éclairage diffusé du cyclorama. Ces lanterne (Z) sont réparties sur un ou deux plans et distribuées soit en deux ou trois circuits de différents bleus pour suggérer des teintes naturelles de ciel, soit en quatre circuits de couleurs permettant de donner à volonté au cyclorama toute teinte déterminée. 

Traité d’Aménagement des salles de spectacles  L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 210 : Éclairage évolué d’une scène plus importante.


Lune artificielle

Le truc employé pour figurer la lune est connu depuis longtemps ; on se sert d'un disque translucide éclairé par derrière ; les lampes à incandescence conviennent bien à cette application, car on peut régler l'intensité au moyen d'un rhéostat. Ainsi on peut facilement faire passer l'astre au rouge, pour le figurer à son lever, et augmenter ensuite l'intensité umineuse. La figure 78 montre la lune, éclairée par six lampes à incandescence, qui est employée à l’Auditorium de Chicago.

 L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.


Manœuvre des rideaux en fer par l'électricité

Outre les petites applications que nous venons de signaler et qui se rapportent à des trucs particuliers, on a tenté depuis quelques années, de confier aux moteurs électriques la manœuvre des lourds rideaux en fer destinés, en cas d'incendie, à séparer complètement la salle de la scène. On sait, en effet, que la scène est la partie du théâtre où se trouvent concentrés en plus grand nombre les risques d 'incendie ; on a donc jugé indispensable de pouvoir isoler absolument les deux parties du théâtre l’une de l'autre avant que les torrents de fumée produits par la combustion des premiers lambeaux de décors aient pu envahir la salle et que les spectateurs se trouvent exposés aux dangers de l'asphyxie ou à ceux qui résultent de l'affolement produit par la panique. Le filet métallique à larges mailles, qui servait autrefois à empêcher les décors enflammés de tomber dans la salle, n'offrait qu'une protection illusoire, et on a dû le remplacer par un rideau en fer plein, constituant une fermeture hermétique.
L'électricité offre encore ici des avantages incontestables ; non seulement elle se prête parfaitement à la manœuvre de ces rideaux, dont le poids est souvent considérable, mais encore elle permet de commander cette manœuvre d'un point quelconque du théâtre; il suffit de placer, partout où l'on croira utile de le faire, de simples boutons de sonnerie, destinés à fermer le circuit du moteur qui commande le rideau; toute personne qui s'apercevra de la naissance d'un incendie sur la scène n'aura qu'à presser un bouton pour faire descendre le rideau. Un de ces boutons pourra être placé chez le concierge, pour le cas d'un incendie aperçu d'abord du dehors. Il serait utile que le même courant qui fait baisser le rideau de fer produisit en même temps l'ouverture automatique, dans les combles de la scène et peut-être aussi dans le haut de la salle, de vantaux destinés à l'évacuation rapide des fumées asphyxiantes.
Un système analogue à celui que nous venons d'indiquer, imaginé par M. Larochette, fut essayé, en 1887,au théâtre des Nations, à Paris.
Deux systèmes ont été actuellement soumis au contrôle de l'expérience: dans le premier, l'ascension du rideau est due à la poussée exercée par l'eau sur des pistons, comme cela a lieu également pour les ascenseurs; le courant électrique, qui peut être fourni par une pile, intervient seulement pour produire l'entrée ou la sortie de l'eau dans les cylindres; dans le second, la manœuvre est purement électrique : un moteur électrique fait tourner le treuil sur lequel s'enroulent les cordes supportant le rideau. 

L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.

Le rideau de fer du théâtre du Châtelet, à Paris.


Miroir à éclairs

Éclairs. Imiter le bruit du tonnerre n'est pas chose difficile ; tous les théâtres ont dans leur magasin d’accessoires un tambour et une plaque de tôle élastique qui suffisent très bien pour cet usage. Mais il n’est pas aussi aisé de produire des éclairs vraisemblables : c'est pourquoi l'on a déjà essayé dans ce but plusieurs dispositifs. A l'origine, on pratiquait dans la toile de fond une étroite découpure en zigzag qu'on éclairait par derrière à l'aide d'une flamme colorée en rouge. Cette disposition primitive a été remplacée par une autre, que nous croyons être encore en usage dans la plupart des petits théâtres ne possédant pas la lumière électrique. On se sert d'une sorte de grande pipe, dont le fourneau est rempli par une éponge imbibée d'alcool et saupoudrée de lycopode. En allumant et soufflant fortement par le tuyau, on produit dans la coulisse une grande flamme, qui illumine la scène comme un éclair pendant un instant très court.
Dans les grands théâtres, on emploie depuis longtemps l'électricité ; mais il fallait trouver une disposition optique qui permit d'émettre et d'éteindre à intervalles rapides le faisceau lumineux, de façon à imiter la rapidité de l'éclair. Les appareils décrits plus haut ne pouvant remplir cette condition, Duboscq a imaginé pour cet usage un appareil spécial, désigné sous le nom de miroir magique ou miroir à éclairs.
En avant d'un miroir plan (fig. 81) se rencontrent les deux pointes de charbon entre lesquelles se forme l'arc voltaïque. Le charbon supérieur est fixe, mais l'autre peut recevoir un mouvement de recul. Pour cela, il est fixé à une tige de fer doux pouvant pénétrer dans l'intérieur d'un solénoïde, qui fait partie du circuit et qu'on voit derrière l'appareil. Tant que le courant ne passe pas, les charbons restent en contact sous l'action d'un ressort qui pousse celui du bas. Si l'on vient à fermer le circuit, le fer doux attiré pénètre dans l'intérieur du, solénoïde, le charbon mobile recule et l'arc lumineux se forme, puis s'éteint aussitôt. Le charbon inférieur revient au contact, sollicité par le ressort, et l'appareil est prêt à produire un nouvel éclair.
Ce dispositif porte aussi le nom de miroir magique, parce que ses faibles dimensions permettent de le confier à un personnage en scène ; sur une réplique, l'appareil s'illumine spontanément et l'on peut ainsi en tirer des effets magiques. C'est même sous cette forme qu'il a fait sa première apparition, sur la scène des Variétés, dans les Voyages de la Vérité.
Le miroir à éclairs, qui a servi pendant de longues années, commence à être un peu abandonné aujourd'hui et l'on cherche à faire mieux encore. A l'Opéra, dans le Mage de M. Massenet, les éclairs ont été obtenus par un procédé étranger à l'électricité. On projette, sur une plaque treillagée et fortement chauffée, un mélange de trois parties de magnésium en poudre et d'une de chlorate de potasse. La combustion brusque de ce mélange, combinée avec des flammes de lycopode, produit un effet très satisfaisant. Dans beaucoup de théâtres, on a aussi d'excellents
effets à l'aide d'un dispositif électrique des plus simples. On relie les deux pôles d'une source de potentiel assez élevé, environ 100 volts, l'un avec une grosse lime un peu usée, l'autre avec un charbon à lumière ; en frottant le charbon sur la lime, on obtient, à la rupture de chaque contact, un arc voltaïque dont la lueur produit sur la scène un très bel éclair. 

L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.


Pierre Petit Photographe Éclairage

Pierre Petit (1831-1909). Photographe. Autoportrait de Pierre Petit dans son atelier, posant avec son matériel de lumière électrique : photographie] Pierre Petit. 18... Source gallica.bnf.fr / BnF. 

Illustration n° 1 : Réflecteur dix fois plus grand que ceux …, peint en blanc, gris, bleu ou violet (dans le commerce) 

n° 2 : Globe dépoli (dans le commerce) Différentes formes 

n° 3 : Lampadaire ‘Serin’ (Grozet Serin) ? 

n° 4 : Pied d’appareil servant dans tous les ateliers de photographes. 

N° 5 : Réflecteur blanc dont je me sers depuis 30 ans dans l’atelier. 

Dans les sous-sols : Machine Otto (brevet Otto) force de 4 chevaux – Machine Gramme (brevet Gramme) Voilà tout mon matériel de lumière électrique, transportable à domicile.


Portants-Lumière

Les Portants-Lumière (Pt) jouaient précédemment vis-à-vis des décors le même rôle que les herses. Cependant, ils tendent à être remplacés par les Réflecteurs de Plateau, appelés aussi Boites à lumière (B), dont le teinte de lumière est modifiées par des écrans de couleurs amovibles. 

Traité d’Aménagement des salles de spectacles  L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 209 : Éclairage élémentaire d’une petite scène.


Projecteurs d'images / Projecteurs de décors

Les projecteurs d’images ou projecteurs de décors permettent, dans certaines mises en scène, la substitution de décors lumineux aux décors peints, avec possibilité de changements rapides et de fondus. Traité d’Aménagement des salles de spectacles  

L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 210 : Éclairage évolué d’une scène plus importante.


Rampe

La rampe est cette ligne de feu qui s’étend, sur le plancher, d’un côté de la scène à l’autre, par devant le rideau d’avant- scène ; elle est divisée en deux parties égales par le trou du souffleur, qui l’oblige à se briser. Comme le reste du théâtre, la rampe est éclairée au gaz, et partout par des becs à flamme droite, excepté à l’Opéra, où, pour éviter le retour d’accidents déplorables tels que celui qui coûta la vie à l’infortunée Emma Livry. 

Dictionnaire historique et pittoresque du théâtre et des arts qui s’en rattachent. Paris 1885. Librairie de Firmin-Didot et Cie


La rampe qui comprend le même nombre de circuits de couleurs que les herses, est destinée à adoucir les ombres des herses et des autres appareils de scène. Son rôle est limité. On la divise souvent en deux tronçons commandés distinctement (Rampe cour (Rc) et Rampe jardin (Rj). 

Traité d’Aménagement des salles de spectacles  L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 209 : Éclairage élémentaire d’une petite scène.


Réflecteurs

Théâtre & fêtes – Avril 1933 Établissement Louis Leblanc à Nançois-Tronville (Meuse)


Des groupes de réflecteurs verticaux (V) dans les plans intermédiaires, permettant l’éclairage intensif du plateau à l’exclusion des surfaces du décor qui sont en lumière par les herses, les boîtes à lumière, les lanternes d’horizon, les appareils à effets et projecteurs d’images. 

Traité d’Aménagement des salles de spectacles  L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 210 : Éclairage évolué d’une scène plus importante.


Sabbatini

Mécanisme de gradation des bougies de Nicola Sabbatini, Italie 1638 (éclairage de théâtre avant l'électricité)


Salle des Machines à l'Olympia

Olympia : La magnifique salle de spectacle, connue sous le nom d'Olympia et construite sur l'emplacement occupé autrefois par les Montagnes russes, est pourvue d'une station électrique remarquable à tous les points de vue. Cette installation, dont l’illustration représente la vue de la salle des machines, alimente actuellement 1750 lampes à incandescence de 16 bougies, 14 lampes à arc de 8 ampères et 5 moteurs électriques d'une puissance totale d'environ 8 chevaux. La salle des machines est placée derrière la scène et est divisée en deux parties, séparées par une cloison. 

L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.


Soleil levant

En 1849, l’appareil employé, au troisième acte du “Prophète” de Meyerbeer, au théâtre de la Rue Le Peletier, pour imiter le soleil levant, se compose d’une lampe à arc portée par un support de bois et munie d’un grand réflecteur parabolique. A l’avant est placé un écran de soie tendu sur un cadre, qui est traversé par un faisceau cylindrique de lumière, formant ainsi une tache ronde représentant le disque solaire. L’appareil tout entier, convenablement masqué par les décors, s’élève lentement derrière l’écran situé en fond de scène, de sorte que l’astre du jour semble monter progressivement au-dessus de l’horizon.

Flg. 79. — Appareil Duboscq pour figurer le soleil levant. Soleil levant. L'appareil employé au troisième acte du Prophète pour imiter le soleil levant se compose d'une lampe à arc portée par un support de bois et munie d'un grand réflecteur parabolique (fig. 79) ; en avant est placé un écran de soie, tendu sur un cadre, qui reçoit du réflecteur un faisceau de lumière cylindrique, formant une tache ronde qui représente le disque solaire. L'appareil tout entier, convenablement masqué par les décors, s'élève lentement au fond de la scène, de sorte que l'astre du jour semble monter peu à peu au-dessus de l'horizon. 

L'électricité au théâtre. Julien Lefèvre. Paris.1894.
A. Grelot, éditeur de l'encyclopédie électrique.



Spot

Une ligne de spots (S) ou petits projecteurs à faisceau plongeant, fixés sur une passerelle ou sur une porteuse de herse et destinés à donner des taches de lumière aux premiers plans ou à mettre en relief quelques points de la mise en scène. Traité d’Aménagement des salles de spectacles  

L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 210 : Éclairage évolué d’une scène plus importante.


Trainées

Les trainées (T) sont des rampes mobiles (rampes panoramiques) ou des portants posés horizontalement sur le plateau, derrière les accessoires, pour éclairer la partie inférieure des fonds, ainsi que des silhouettes ou praticables. Traité d’Aménagement des salles de spectacles  

L’équipement des scènes et des estrades Par Louis Leblanc et Georges Leblanc. 1950 (Les éclairage, le matériel, sa répartition. page 34)

Fig. 209 : Éclairage élémentaire d’une petite scène.


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