
Fred Leslie (Frederick Hobson Leslie, 1855-1892, était un artiste britannique très populaire à la fin du XIXe siècle, connu pour être un acteur de comédie musicale, un chanteur et un danseur. Il était une figure emblématique du music-hall de l'époque. Aux Folies Bergère, Fred Leslie ne présentait pas lui-même le numéro en tant qu'acrobate ou dresseur de chiens principal. Il était la star de la revue ou du spectacle dans lequel ce numéro était intégré. Le fait qu'il soit "présentateur" du numéro de chiens sauteurs indique qu'il donnait son cachet à l'attraction, peut-être en faisant une introduction comique, ou en étant la figure de proue de la soirée où ces chiens se produisaient.

Folies Bergère. Les Chiens sauteurs. Affiche non identifiée. 1897. Source gallica.bnf.fr / BnF.
Les chiens sauteurs étaient un numéro très populaire dans les cirques et les théâtres de variétés à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ces numéros de dressage mettaient en scène des chiens de différentes races qui réalisaient des figures impressionnantes. ( Ne pas le confondre avec un autre Fred Leslie qui était un acteur né en 1880 et décédé en 1945, et qui était en fait son fils. C'est le père qui est la figure du music-hall de la Belle Époque associée aux Folies Bergère.)
Vers 1900–1910 :
Photographie issue de la production de cartes postales et séries illustrées consacrées aux animaux savants, très diffusées au tournant du 20e siècle. Ces images documentent les numéros présentés dans les foires, cirques et cafés-concerts, tout en accentuant leur caractère spectaculaire par la mise en scène.

Cette image illustre parfaitement la période où le chien, perçu comme intelligent et docile, devient l’un des animaux savants les plus populaires du spectacle vivant, avant que ces pratiques ne soient progressivement remises en question.
Source : circulation populaire
Vers 1890–1910 :
Photographie de studio ou de tournée représentant un clown de cirque accompagné de son chien savant, issue de la culture visuelle populaire de la fin du 19e et du début du 20e siècle. Ces images servaient à la fois de souvenirs de spectacle, de supports promotionnels et parfois de cartes postales. Ce type de duo clown–chien est alors très répandu dans les cirques itinérants, music-halls et cafés-concerts, où l’animal devient partenaire comique à part entière.

À la fin du XIXᵉ siècle, les numéros d’animaux savants occupent une place centrale dans les cirques et établissements de spectacle européens. Parmi eux, les chats savants constituent une attraction particulièrement prisée, précisément parce que le chat est perçu comme un animal indépendant, difficile à dresser. Leur obéissance apparente devient donc un motif d’étonnement majeur.
Ces numéros reposent sur une combinaison de dressage patient, de répétition et de mise en scène : sauts, équilibres, parcours d’obstacles, déplacements coordonnés. Plus que la prouesse réelle, c’est l’illusion d’intelligence et de discipline volontaire qui fascine le public, dans une époque où la frontière entre science, dressage et merveilleux reste floue. Présentés dans des lieux prestigieux comme le Cirque d’Été, ces spectacles participent à la culture du divertissement urbain parisien, mêlant curiosité, humour et virtuosité animale.
Note : Le dresseur des Chats savants n’est pas identifié. Comme souvent dans les numéros d’animaux savants de la Belle Époque, le travail humain est volontairement effacé au profit de l’illusion d’une intelligence animale autonome, la véritable vedette étant le spectacle lui-même.

Cette affiche lithographiée, datable des années 1890, est une affiche promotionnelle pour le Cirque d’Été des Champs-Élysées, annonçant le numéro des Chats savants. Imprimée par Ch. Lévy (Paris), comme indiqué en bas de l’affiche, elle multiplie les scènes spectaculaires afin de suggérer la richesse et la vivacité du numéro, dans une iconographie typique de la publicité circassienne de la Belle Époque.
Active à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle (vers 1890–1910), Miss Claire est une artiste de cirque spécialisée dans le dressage de chats, une discipline particulièrement rare et réputée difficile. Son numéro repose sur la patience, la répétition et une grande finesse de communication avec les animaux, présentés comme des chats savants exécutant sauts, équilibres et passages à travers des cerceaux.
Elle se produit dans les cirques et spectacles itinérants européens et américains, où ce type de numéro suscite fascination et curiosité, les félins étant considérés comme peu enclins à l’obéissance.

Affiche lithographiée européenne, datable des années 1890–1900, présentant Miss Claire comme The Queen of the Cats. La composition associe figures féminines élégantes et vignettes démonstratives mettant en scène des chats exécutant des exercices spectaculaires.
1874 :
Aux Folies-Bergère, Monsieur Gordon présente l’un des numéros animaliers les plus appréciés du music-hall parisien : les chiens gymnastes. L’affiche précise clairement son rôle : les animaux ne sont pas seulement montrés, ils sont présentés, c’est-à-dire organisés, dirigés et mis en scène par un artiste qui en maîtrise le rythme et la dramaturgie. Monsieur Gordon appartient à cette génération de dresseurs-présentateurs du 19ᵉ siècle, figures centrales du spectacle animalier. Sur scène, il encadre l’action, dialogue avec le public et sert de lien entre les exercices techniques et le registre comique. Les chiens exécutent des figures gymniques — sauts, équilibres, passages d’agrès — avec une précision qui contraste volontairement avec l’attitude humaine, souvent feinte comme maladroite ou étonnée. Le succès du numéro repose sur cette mise en tension entre discipline et fantaisie. Les chiens apparaissent comme de véritables partenaires de jeu, capables d’enchaîner les exercices avec régularité, tandis que le présentateur en souligne les réussites par le geste et le regard. Le numéro s’inscrit pleinement dans l’esthétique du music-hall : spectaculaire, accessible, fondé sur l’émerveillement immédiat. Présenté dès 1874, le numéro de Monsieur Gordon témoigne de l’essor des animaux savants sur les grandes scènes parisiennes, à une époque où ces performances sont perçues comme une démonstration d’adresse, d’intelligence et de divertissement populaire. Ce type de numéro dominera les programmes pendant plusieurs décennies, avant d’être progressivement remis en question puis marginalisé au cours du 20ᵉ siècle.

Les chiens gymnastes présentés par Mr Gordon : affiche / lithographie de Jules Chéret. 1874. Source : gallica.bnf.fr / BnF
HENRY ABDY alias Fritz Von Linden / Mons. Poincaré (vers 1861-1931) Dresseur d'animaux, imitateur, propriétaire de cirque miniature, agriculteur. Bien que souvent présenté comme un Français (et à un moment donné comme un Allemand), Henry Abdy était en fait un Cockney (Londonien de l'East End) né à Londres. Avant de venir en Australie en 1912, il fit une tournée en Grande-Bretagne, en Europe et aux États-Unis comme imitateur d'animaux et créa plus tard son propre cirque miniature (comprenant à la fois des animaux et des oiseaux). Aux États-Unis, au tournant du siècle, il part en tournée avec le spectacle Wild West de Pawnee Bill. Abdy a fait ses débuts en Australie sous le nom de Fritz Von Linden, mais après le déclenchement de la guerre, il s'est laissé pousser la barbe pour ressembler à un Français et s'est fait appeler Mons. Poincaré. Après des années de tournée, il s'est concentré sur le dressage des animaux dans sa ferme de Lidcombe, Sydney, au début des années 1930.

Théâtre H. Abdy : le professeur Abdy lance un défi de 5,000 fr. à celui qui montrera un spectacle pareil (chiens savants) Affiche non identifiée. 1897. Source gallica.bnf.fr / BnF

Théâtre H. Abdy : le professeur Abdy lance un défi de 5,000 fr. à celui qui montrera un spectacle pareil (chiens boxeurs). Affiche non identifiée. 1895. Source gallica.bnf.fr / BnF