01 Jan
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Ventriloque – prestidigitateur ‘Le premier ventriloque parisien’

À la charnière des années 1900, A. Carel figure parmi les ventriloques français les plus en vue. Il se présente comme « Le premier ventriloque parisien », formule révélatrice d’un artiste pleinement inscrit dans l’effervescence du music-hall naissant. Son art ne se limite pas à faire parler une marionnette : il développe un véritable jeu de personnages, alternant accents, tempéraments et types sociaux. La ventriloquie devient ainsi un petit théâtre miniature, mêlant illusion vocale, comique d’observation et sens du dialogue.

Il se produit à l’Olympia de Paris et tourne en province comme à l’étranger, notamment en Belgique, à Cannes et à Toulon. En 1908, il est annoncé comme ventriloque attitré de l’Olympia et se produit également au restaurant Maxim’s, haut lieu de la vie parisienne. Il partage alors la scène avec sa fille, ajoutant à son numéro une dimension familiale rare dans cette discipline. A. Carel appartient à cette génération d’artistes qui font de la ventriloquie un art à part entière, entre café-concert, prestidigitation et comédie de mœurs, à une époque où le spectacle populaire se structure et se professionnalise.

A. Carel ventriloque. Affiche non identifiée (1890 ?). Source gallica.bnf.fr / BnF


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