01 Jan
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Dame Laura Knight (1877–1970) Elle adopte le nom Laura Knight après son mariage en 1903 avec le peintre Harold Knight. Le titre “Dame” lui est conféré en 1929 lorsqu’elle est faite Dame Commander of the Order of the British Empire (DBE), devenant ainsi Dame Laura Knight. Laura Knight traverse tout le 20ᵉ siècle avec un regard attentif aux artistes et à celles et ceux qui travaillent dans la lumière, ou dans l’ombre des coulisses. Très tôt attirée par la peinture de plein air, elle cherche la vérité du geste et la vibration de la lumière, loin des conventions figées.

Ce qui la fascine, ce sont les mondes à part : les danseuses qui attendent derrière le rideau, les artistes de cirque en répétition, les comédiens concentrés avant l’entrée en scène. Elle peint le spectacle non pas dans son éclat officiel, mais dans son intimité fragile, l’instant suspendu avant le salut. Son œuvre évolue au rythme du siècle. Aux scènes lumineuses des débuts succèdent des sujets plus graves, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, où elle observe avec la même précision les ateliers d’armement et les grands procès d’après-guerre. Toujours, son regard reste humain, direct, sans emphase. Elle ne cherche pas à embellir : elle montre. Et c’est cette sincérité qui donne à ses tableaux une force durable, entre élégance et vérité.

In the Wings (Dans les coulisses), vers 1920 

Des danseuses en tutu blanc attendent leur entrée en scène, éclairées par une lumière latérale tandis que les coulisses demeurent dans l’ombre. On ne voit pas le spectacle, mais l’instant avant. Knight s’attache à la réalité du métier : attente, concentration, tension silencieuse.


Tamara Karsavina as The Firebird, vers 1911–1912 

Tamara Karsavina apparaît en plein élan dans le rôle de l’Oiseau de feu. La jupe vibre, la chevelure s’emporte, sur un fond sombre qui intensifie les couleurs. Knight concentre l’énergie sur le mouvement : un instant suspendu où la danse devient lumière.


Autoportrait de Dame Laura Knight, 1921 

Laura Knight se représente de trois-quarts, pinceau à la main, coiffée d’un chapeau sombre et d’un foulard coloré. Le regard est vif, presque pris sur l’instant. La lumière est claire, le modelé précis. Sans emphase, elle se montre simplement au travail, affirmant naturellement sa place dans un monde artistique encore largement masculin.

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