

‘Du calme s’il vous plait, ne troublez pas les artistes’
Vers 1890–1910 : Dans l’imagerie populaire de la fin du 19e siècle, le monde du cirque devient un terrain de jeu privilégié pour l’humour graphique. Ici, un singe funambule exécute son numéro sous le regard attentif de quatre chats alignés comme un public modèle. La scène détourne avec tendresse les codes du spectacle vivant : l’acrobate concentré, le fil tendu, et les spectateurs silencieux, presque solennels. Ces images, diffusées en séries par des éditeurs parisiens, témoignent d’une époque où le cirque et les animaux occupaient une place centrale dans l’imaginaire collectif. À la fois naïves et ironiques, elles rappellent que le rire et l’émerveillement faisaient déjà partie intégrante de la culture du spectacle.

Avec humour et malice, Louis Wain transpose les codes du théâtre humain dans un public félin, miroir ironique des émotions… et des travers des spectateurs.

Le Chat au Théâtre, Tragédie et Comédie. 1887 Louis Wain
Petites souris sur scène : quand le ballet devient une affaire de rongeurs, la fantaisie animale rejoue le spectacle… côté coulisses comme côté public.
