
Petit journal pour rire. N° 236. 1875 Fantaisie Parisiennes, par A Grévin.
Une fantaisie satirique du Petit Journal pour rire (1875) : quand la scène parisienne devient un ballet d’insectes, entre grâce, caricature et humour de coulisses.

Les Coulisses d’Orphée (ballet des mouches) Méfiance ! ce soir, mesdemoiselles, Tasie Tuemouches est dans la salle.

Non, mon p’tit, sans blague, c’soir, çà s’peut pas, j’soupe avec Tigedassier, tu sais bien, mon employé à l’instance publique Tu u soup’ras d’main. T’es bon, toi, c’est aujourd’hui sa touche.

Il est avec une femme, dis-tu ? Oui, mais rassure-toi… v’là trois fois qu’i’ bâille, ça doit êtr’ la sienne.

Ah ! si mademoiselle voulait seulement permettre à mon coupé de l’attendre ce soir à sa sortie ? Et en l’honneur de quel saint, s’il vous plaît, cher monsieur, je vous prie ? Ah ! mademoiselle, en l’honneur de tous les deusses.

Allons, voyons, dépêche-toi… Et tu sais, m’démaquille pas, les princes sont dans la salle.

Comment ! ni ton chapeau, ni ta résille ! Tu nous la f…ais bonne, toi ! 300 francs de cheveux que je viens de m’acheter la semaine dernière ; et tu crois que j’vas m’amuser à cacher ça !

A l’Opéra. Au quartier des écoles. Une question de mitoyenneté.

A l’Opéra. Au bal de l’Opéra Tu sais qu’le v’la qu’i’ file, not’ bonhomme de tout à l’heure. Sans personne ? Sans personne. P’tête qu’il est … mamaphrodique.